Réalisé avec la collaboration de Caroline Angevin, professeur des Ecoles, et Valérie Pacca, professeur d’arts plastiques.
en partenariat avec le Ministère de l'éducation Nationale, Inspection académique des Yvelines

 
 


 

cneai = lieu, accueil, instructions officielles
 
Le cneai à Chatou est une structure particulièrement intéressante pour les enseignants de cycle III et du secondaire qui souhaitent sensibiliser leurs élèves à l’art contemporain. Le centre fait partie des structures culturelles partenaires de l’Education Nationale dans les Yvelines.
 
Pour connaître les actions actuelles : programme
Pour découvrir des exemples d’actions menées dans les classes : workshops
Pour accéder au catalogue : oeuvres
 
le lieu
 
Le cneai est situé sur l’île des impressionnistes à Chatou, dans le Hameau Fournaise.
L’Ile de Chatou fut un lieu de plaisance au XIXème siècle. Auguste Renoir, habitué de la maison Fournaise, y peignit les paysages et les plaisirs des bords de Seine.
En 1904, Derain et Vlaminck installèrent leur atelier dans une des salles du restaurant Levanneur. Derain réalisa les illustrations de « l’Enchanteur pourrissant » de Guillaume Apollinaire par la gravure sur bois, cette commande symbolisant la réalisation du fauvisme dans la gravure. C’est là qu’est installé le cneai, centre national de l’estampe et de l’art imprimé.
Aujourd’hui le Hameau Fournaise est complètement réhabilité, autour de :
La Maison Fournaise, restaurant et musée consacré aux bords de Seine durant la seconde moitié du XIXème siècle. La gare d’eau. Le CNEAI.


 
Le CNEAI a été créé en 1997. La maison Levanneur est devenue un lieu d’exposition aux premier, deuxième, et troisième étages. Un atelier au rez-de-chaussée peut  accueillir une classe lors de ses travaux.
L’esplanade paysagère en bord de Seine permet d’organiser un temps de récréation ou de collation en extérieur. A 500m de là, le parc de l’Ile de Chatou offre de grandes pelouses, un parcours de santé et des jeux pour les enfants.
On y accède en car par le pont de Chatou ou en RER ligne A par la gare de Rueil-Malmaison (10’à pied).
 
Le centre national d’art contemporain est consacré à la publication, par le biais de trois programmes :
-Il propose un programme d’expositions temporaires d’artistes contemporains, au centre et hors les murs.
-Il organise une diffusion qui prend la forme de lectures, performances, présentations, travail avec des classes.
-Il produit et publie des œuvres d’artistes (livres, estampes, multiples, éphéméras).
 
Entrée 2,30€
Forfait famille 4,60€
Tarif groupe sur demande
Visite-conférence de 1h30 120€ (trente personnes maximum)

Ouvert au public du  mercredi au vendredi de 10h à 18h
Samedi et dimanche de 12h à 18h
 
Le visiteur est accueilli par un des membres de l’équipe du Centre d’art et accompagné dans sa découverte de l’exposition.
  


modalités d’accueil des groupes scolaires :

 
Le cneai sensibilise les publics aux différentes formes de l’art contemporain en étroite relation avec son programme artistique. C’est pourquoi il est proposé à chaque groupe une visite de l’exposition en cours, accompagnée par une personne du centre.
Cette visite d’une heure et demie prendra différentes formes selon l’exposition et le programme de travail élaboré avec l’enseignant en fonction de son projet.
En effet, la fréquentation du centre d’art ne vise pas la transmission d’un savoir objectif mais la rencontre d’attitudes artistiques subjectives et créatives, dont les œuvres sont les témoins actifs.
 
Le cneai met ensuite tout en œuvre pour faire travailler les enfants avec des artistes. Plusieurs formules sont possibles :
 
Un programme de 2 ateliers, en suite de la visite. Sophie Auger, responsable de projets artistiques, élabore pour chaque exposition des scénarios d’exploitation possible avec les classes. Une visite de l’exposition au cneai et une rencontre de préparation sont donc nécessaires et indispensables pour appréhender l’expression personnelle de l’artiste.
Les écoles de la ville de Chatou bénéficient de ce programme d’une visite et  de 2 ateliers, ainsi que du transport gratuit sur inscription auprès du CNEAI.
 
Un workshop (programme de travail avec une personnalité du milieu de l’art), qui donnera lieu à une production par l’artiste invité avec la classe. Les workshops sont définis dans le cadre d’une coordination avec chaque professeur, dont certains projets sont décrits sur le site (workshops) Le nombre de séances varie selon les projets, et celles-ci peuvent se dérouler dans les établissements.
Le cneai peut mettre en lien les classes et les artistes invités, et aide à la constitution des dossiers de classe à PAC.
 
Pour chaque exposition, un dossier d’étude est disponible et envoyé sur demande. Celui-ci propose une analyse théorique de l’exposition, une recherche sur des thèmes de travail ainsi que des pistes d’exploitation pédagogique de l’exposition et des scénarios d’atelier avec les groupes. Il intègre un travail bibliographique sous forme d’extraits de textes dépassant le champ de l’art et alimentant la réflexion de références littéraires, philosophiques, journalistiques…
 
Contacts : Sophie Auger au 01 39 52 45 35   auger@cneai.com
et Caroline Angevin, professeur des écoles associée fasi@noos.fr
et Valérie Pacca, professeurs d'arts plastiques associée vpacca@club-internet.fr , deux enseignantes pour vous aider à construire vos projets…

 

articulation avec les programmes de l’enseignement primaire et secondaire

-primaire

Dans les nouveaux programmes « qu’apprend-on à l’école élémentaire », on peut lire tout l’intérêt porté par l’école aux arts contemporains et au partenariat avec les structures :
« L’Education artistique… cultive des manières de penser et d’agir, devenues indispensables pour s’orienter dans les sociétés contemporaines…
Une rencontre avec les œuvres (est) indispensable à la diffusion démocratique de la culture, dans laquelle l’élève est conduit à découvrir des réalisations relevant du patrimoine comme des expressions contemporaines…
L’éducation artistique est assurée soit à l’école même, soit dans d’autres lieux culturels mieux adaptés, lorsque le projet pédagogique prévoit une exploitation, des ressources de l’environnement…
Elle est toujours confiée aux enseignants… elle peut s’appuyer sur les apports qu’offre le partenariat en matière d’intervenants qualifiés ».(pages 252 et 253)
 
 
« Arts visuels »
« L'éducation artistique à l'école élémentaire développe l'aptitude à l'expression et le goût de la création à partir d'une pratique construite ; elle favorise l'épanouissement de l'autonomie et de la personnalité de l'élève ; elle permet de mieux équilibrer les formes diverses d'intelligence et de sensibilité. Elle cultive des manières de penser et d'agir, devenues indispensables pour s'orienter dans les sociétés contemporaines. Les démarches d'enseignement artistique valorisent les liens interdisciplinaires et, en retour, elles donnent accès aux formes symboliques élaborées qui sont la clé de nombreux savoirs étudiés à l'école.
L'éducation artistique est assurée soit à l'école même, soit dans d'autres lieux culturels mieux adaptés lorsque le projet pédagogique prévoit une exploitation des ressources de l'environnement.
Elle est toujours confiée aux enseignants. Les échanges de service ou des décloisonnements mettant en jeu des maîtres ayant une compétence ou une formation à dominante artistique sont encouragés. L'éducation artistique peut s'appuyer sur les apports d'intervenants qualifiés. Elle bénéficie de l'appoint d'outils pédagogiques diversifiés et renouvelés. Elle permet aux élèves d'explorer, selon les moyens disponibles, les possibilités offertes par l'ordinateur et ses outils d'une manière adaptée à leur âge et à leur degré de maturité.

Objectifs
Comme dans tous les cycles de l'école, l'enseignement des arts visuels repose sur une pratique régulière où l'action de l'enfant est privilégiée. Tirant parti des expériences sensorielles et gestuelles capitalisées à l'école maternelle, l'élève est amené à solliciter ses habilités perceptives, à exercer son imagination, à recourir à des procédés techniques variés et à élargir son répertoire plastique. Les compétences progressivement acquises sont réinvesties dans de nouvelles productions. À terme, il doit pouvoir choisir des moyens d'expression en fonction d'un projet. La curiosité et l'inventivité continuent d'être encouragées par l'enseignant.
La pratique du dessin, dans ses diverses fonctions, est renforcée. Les autres moyens d'expression sont également approfondis. Le travail sur les matériaux, les manipulations d'objets et d'images se poursuivent et engagent l'élève dans des démarches de réflexion spécifiques.
Ces activités installent des habitudes de questionnement sur les choses et le monde, elles permettent de confronter les points de vue. Elles aident ainsi l'élève à mieux connaître son environnement et à préciser son regard. Les moments d'échange facilitent les prises de conscience et nourrissent la dynamique de création, individuelle et collective.
Les productions des élèves sont mises en relation avec des œuvres et des démarches artistiques, présentées sous la forme de documents ou découvertes lors de rencontres ou de sorties.
Elles sont choisies notamment dans la liste des œuvres qui accompagnent ce programme. Ces références sont situées dans le temps.
Une liste d'œuvres établie au sein de chaque Académie doit permettre l'exploitation et la connaissance des ressources de proximité. »
 
Se référer aux documents d’application des programmes « éducation artistique, école élémentaire »: http://www.education.gouv.fr/bo/2002/hs1/default.htm

 
-Secondaire

Pour le secondaire, se référer aux textes officiels du programme de l’enseignement des arts plastiques au collège :
 
« Les arts plastiques au collège »
« L'enseignement des arts plastiques couvre l'ensemble des domaines artistiques où se constituent et se mettent en question les formes. Peinture, sculpture, dessin, architecture, photographie ainsi que les nouveaux modes de production des images et les nouvelles
attitudes artistiques, relèvent aujourd'hui du travail des arts plastiques dont le souci est de prendre en compte la pluralité des démarches et la diversité des œuvres. À tous les niveaux de l'école, l'enseignement des arts plastiques se fonde sur la pratique dans une relation à la création artistique (œuvres et démarches, connaissances et références). S'appuyant sur un nombre réduit de notions (espace, lumière, couleur, matière, corps, supports), il sollicite les capacités d'invention, incite à l'expression personnelle par des approches diversifiées.
Il mobilise, chez l'élève, perception et action, dans une relation étroite à la réflexion.
S'exprimer d'une manière personnelle et reconnaître la singularité d'autrui, apprécier dans la relation avec les œuvres la pluralité des points de vue et la diversité des compréhensions, permet à l'élève de se découvrir à la fois singulier, solidaire et responsable envers ses contemporains. Comme les autres enseignements obligatoires du collège, les arts plastiques, avec les moyens qui les caractérisent, participent à la formation de la personne et du futur citoyen. Les arts plastiques proposent à l'élève un contrat éducatif dont
l'originalité tient à la dimension artistique qui sous-tend et motive cet enseignement :
stimuler et favoriser un intérêt pour la pratique ;
développer chez l'élève une dynamique de questionnement ;
faire acquérir le vocabulaire propre au champ des arts plastiques et des références artistiques ;
amener les élèves à prendre en compte leur environnement artistique et culturel. »
http://www.cndp.fr/secondaire/arts/
 


 
cneai = art contemporain
 

techniques de transmission
 
Exposition
Lieu où sont disposées des œuvres de manière à les mettre en vue.
 
Galerie

Lieu où sont exposées, pour être vendues, des œuvres d'art.
 
Musée
 Lieu où l'on réunit, conserve, classe et expose au public des œuvres d'art, ou des objets et documents intéressant un domaine du savoir. Les collections d'un musée sont dues soit à des acquisitions de la puissance publique, soit à la générosité de donateurs privés. Un musée peut être consacré à un domaine spécifique (musée des sciences et techniques), à l'œuvre d'un artiste dont il porte le nom (musée Rodin). Il peut être désigné du nom de son fondateur (musée Guimet), ou du nom de l'édifice qui l'abrite (musée du Louvre, musée du Prado).
 
Collection privée
Ensemble d'objets de même sorte réunis volontairement par une personne et à titre privé, dans un esprit de curiosité, ou pour leur valeur artistique, scientifique ou documentaire.
 
Site Internet ou Web (informatique)

Ensemble de pages reliées par des liens hypertextes, auquel on accède sur le Web par une ou plusieurs adresses qui lui sont propres.
 
Librairie
Lieu où l'on fait l'impression et le commerce des livres. Ce terme désigne plus couramment un magasin où l'on vend des livres.
 
Actions alternatives
Rue, affichage, distribution, performance.
 
 
 
cneai = art imprimé
Informations utiles pour la compréhension du lieu
 
 spécificité des centres d’art contemporain en France
 
Le musée d’art contemporain a pour missions la conservation et l’enrichissement de ses collections, ainsi que leur mise en valeur au sein de l’histoire de l’art. L’œuvre est éloignée du temps et du contexte dans laquelle elle a été produite.
Les centres d’art sont nés dans les années 80 d’une volonté de quitter cet espace intemporel et institué qu’est le musée, pour répondre aux nouvelles attentes de l’art contemporain par des structures adaptées.
Ils ne possèdent pas de collections permanentes, afin de rester dans la ponctualité, l’éphémère, l’expérimental. Ils ne négligent pas les modes d’inscription et d’organisation de l’espace et du temps que sont les nouvelles technologies au moment même où elles sont en train de remplacer dans l’humanité les « vieilles » technologies d’écriture graphique.
Ils concentrent tous leurs efforts vers la production d’œuvres et d’évènements et mettent en œuvre leur diffusion par un système d’exposition. Les centres d’art soutiennent ainsi de jeunes artistes à qui ils offrent un lieu flexible, léger de structure, lieu de production privilégié comme moyen d’intégrer le monde de l’art. Les artistes, s’ils ne sont pas payés pour leur intervention, repartent avec le bénéfice de la production qu’on leur a accordée ; l’œuvre, quand elle n’est pas détruite, leur appartient. Parfois le centre d’art est aussi éditeur des artistes.
Il y a une véritable collaboration entre l’artiste et l’équipe du centre d’art dans la conception et l’installation des expositions ; le centre devient ainsi lieu de débats sur les formes d’art de l’époque et l’art vivant. Il n’hésite pas à croiser et à présenter des disciplines en dehors de l’art plastique, des projets difficilement vendables car éphémères.
La plupart des centres d’art refusent l’accrochage traditionnel : architecture moderniste, murs blancs, éclairage zénithal, occupation du sol au détriment du socle et du cadre… Ils écartent les encarts d’explication des œuvres pour promouvoir un contact direct du spectateur, et une médiation de la part  des membres du centre.
Pour autant, chacun a son identité en fonction du lieu, de la spécificité de son projet artistique et de la personnalité de son directeur.
 
Ni musée, ni galerie, le centre d’art est complémentaire de ces deux structures, en ce sens qu’il repose sans cesse la question de l’art. 
Art contemporain
 
D’après Sylvie Boulanger, directrice du cneai : « L’art contemporain n’existe pas : il a toujours été contemporain et a toujours demandé un temps de compréhension dont on ne dispose pas au moment où il est réalisé. Si nous comprenons les impressionnistes aujourd’hui, c’est que nous avons 100 ans de culture derrière nous, et dans 100 ans les artistes actuels seront complètement assimilés eux aussi... Par nature l’art n’est pas un objet de consommation immédiate. Au centre, nous sommes payés pour ne pas confondre, comme c’est si souvent le cas, l’art et le goût. Une œuvre est intéressante si elle est active, c’est à dire si elle apporte une vision nouvelle du monde.
L’art a toujours été intellectuel et pour être compris, demande un intense travail de questionnement de la part du public. Une peinture figurative a cet avantage sur l’art abstrait qu’elle propose au public une première lecture possible. Cela nous rassure et nous pouvons ensuite rester devant l’œuvre pour apprécier ses couleurs, sa composition… elle nous renvoie à notre propre expérience. Or dans l’art abstrait cette première étape n’existe pas. En revanche, le spectateur jouit d’une plus grande liberté, ne se contente pas de regarder mais essaye de lire les œuvres et de comprendre en quoi elles ont modifié leurs perceptions».
La période actuelle marque en effet une évolution dans la réception de l’art. On est loin du jugement esthétique reposant sur une série de connaissances devenues quelquefois des goûts universels en matière de beau, loin des œuvres classiques enracinées dans une valeur de culte. Un tel rapport à l’œuvre n’est plus valable car l’exposition laisse « les œuvres agir d’elles-mêmes ».
http://www.cg78.fr/culturel/musees/dossier/dossier.asp?Id=14


spécificité du cneai
 
Le cneai est un site unique puisque spécialisé dans l’art imprimé, c’est à dire reproductible, multiple. En France, la conservation de l’art imprimé (l’estampe) a longtemps été assimilée à la conservation du livre, et donc confiée aux conservateurs de bibliothèques et non aux conservateurs de musées. L’estampe ne servait dans le passé qu’à rendre publique l’image d’une peinture, utilisée par les artistes comme une copie et non comme une œuvre.
Au XIX ème siècle, elle a soudain été valorisée grâce à la création d’un marché, qui recherchait et reconnaissait l’originalité des œuvres, limitait les tirages et  valorisait certaines techniques comme la gravure.
Depuis les années 60, l’estampe est devenue un médium qui vise à s’inscrire dans l’actualité, à diffuser un message artistique.
Le cneai accueille des artistes en résidence, pour leur permettre d’approfondir une réflexion sur l’art imprimé. Il privilégie un  programme cosmopolite, sans critère d’âge ou de notoriété de l’artiste.
Il diffuse le travail de l’artiste, par le biais d’exposition, d’actions et de publication.
 
 
 
estampe et impression

 
De nouvelles techniques se positionnent en continuité avec les anciens procédés de l’estampe. Les images qu’elles produisent permettant la création d’œuvres d’art authentiques, voici un lexique des différentes techniques d’impression que vous pouvez rencontrer lors de votre visite au centre.
Elles partagent toutes le paradoxe du singulier et du multiple puisqu’elles possèdent chacune une matrice, qu’elle soit réelle ou virtuelle, permanente ou éphémère.
L’œuvre est alors issue du report de l’image matricielle sur un support au moyen d’une technique d’exécution rendant possible sa reproductibilité en plusieurs exemplaires.
 
Gaufrage
Appelé également estampage ou embossage, c’est un procédé d’impression à sec, sans encre. Le grain d’un papier de forte texture est simplement écrasé par un fer ou une presse.
François Morellet 97 « emprunt n°6 », « emprunt n°10 »
 
Gravure en creux
Appelée également estampe intaglio, c’est une technique utilisant une plaque de métal soit taillée directement avec divers outils comme  pointe sèche, burin ou roulette  (taille-douce), soit attaquée par l’action chimique d’un acide (eau-forte). La plaque est ensuite encrée puis essuyée afin que seul les creux soit remplis d’encre (d’où le nom de gravure en creux).Une feuille de papier humidifiée est écrasée sur la plaque au moyen d’une presse et ramasse l’encre située dans les creux. La pression exercée marque le papier d’une empreinte, appelée cuvette, correspondant au format de la plaque.
Taille-douce: Noël Dolla « cercle » (Gravure sur plomb)
 
Eau-forte
C’est donc un procédé de gravure qui utilise une réaction chimique. La plaque de métal est d'abord recouverte d'une couche de vernis ou d'une résine sur laquelle on dessine avec un ustensile pointu, révélant le métal nu. La plaque est ensuite placée dans un bain d'acide qui, par réaction chimique, creuse le métal. On parle de morsure. Lorsque la plaque est nettoyée de son vernis à l’aide d’un solvant, elle est ensuite encrée et imprimée.
Glen Baxter « richard cœur de lion »
François Curlet
« make up »
 
Aquatinte
C’est une technique d’impression à l’eau-forte qui utilise une résine sous forme de poudre ce qui provoque lors de l’immersion dans l’acide une multitude de petits points. Différentes tonalités sont obtenues en variant les qualités de poudre, la force de l'acide ou la durée de la morsure.
Robert Morris « tar babies and procustean bed »
 
Gravure en relief
C’est une technique qui utilise également la taille au moyen d’outils tels que ciseau, gouge, lame ou  poinçon afin d'inciser des lignes, de délimiter des champs de couleur, ou d'effectuer des textures, mais c’est au contraire la surface plane de la matrice qui est imprimée. Les creux, que l’encre n’atteint pas, sont laissés en réserve et restent donc blancs. Les matériaux les plus couramment utilisés sont le bois et le linoléum. Une faible pression est nécessaire et, de ce fait, le papier est moins marqué par l’empreinte ( cuvette) de  la plaque. Les gravures sur bois (anciennement appelées xylographies) sont habituellement imprimées sur une presse (pour des résultats optimaux), mais peuvent aussi être imprimées manuellement.
Herman Steins « lieu de mémoire »
 
Impression du son
Son analogique:
« En un siècle, la technique a évolué, mais le principe de l’enregistrement analogique reste le même : la vibration sonore est transmise à un stylet qui en grave la trace sur un support (disque de vinyle). Un autre stylet, en lisant ce sillon, reconstitue –plus ou moins bien – la vibration d’origine et la transmet à un haut-parleur. »
Son numérique:
 « Le principe de l’enregistrement numérique est totalement différent. Le son, après échantillonnage, est numérisé sous forme de séries de 0 et de 1. Pour un disque compact, cette information est matérialisée par une série de cuvettes microscopiques que lira un faisceau laser. »
http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/expo/explora/sons/sons_8.htm
Peter Downsbrough « outline »
Philippe Cazal « Les litanies »
 
Impression numérique
L'impression numérique est née avec l'ordinateur. C’est une technique d'impression récente, car développée grâce aux nouvelles technologies, qui permet de produire des images au moyen d’un ordinateur en convertissant des données numériques en informations graphiques. Depuis une petite dizaine d'années, la création d'imprimantes de plus en plus sophistiquées a ouvert aux artistes une nouvelle alternative dans la production d‘images. Cette technique permet en effet d'imprimer un nombre réduit d’exemplaires, dans une qualité comparable à l’off-set et pour un coût très réduit, alors que l'impression en off-set implique nécessairement un nombre très important d'exemplaires.
L'impression numérique rend réalisables, et potentiellement rentables, des projets plus modestes.
Pierre Antoine « ni moins mais autant »
 
Copigraphie ou photocopie
Le terme de photocopie est utilisé abusivement pour désigner, sans distinction, les reproductions imprimées avec les différents types de copieurs. Or la photocopie est toujours imprimée sur un papier traité et développée dans un bain activeur. La photocopie est actuellement remplacée par l’électrocopie, la thermocopie ou la copie à jet d’encre.
Cette technique permet à l’artiste de créer des oeuvres par le biais d’images, de dessins, de photographies ou d’objets déposés sur la surface de verre du photocopieur. L’image matricielle est immédiate et momentanée.
Glen Baxter « sans titre »
Gérad Collin-Thiebaut "tickets d'entrée"
 

Lithographie

Dans un premier temps, l’image est travaillée avec des outils gras (crayons gras, encre huileuse appliquée au pinceau ou à la plume )  sur une épaisse pierre calcaire à grain fin. Cette image, une fois fixée, on peut alors procéder à l‘impression..
 C’est le principe de la répulsion mutuelle entre l'huile et l'eau qui permet de produire l’image:  la pierre est donc d'abord humectée, encrée, recouverte d'une feuille de papier, et mise en châssis. L'ensemble est passé sous le râteau transversal d’une presse lithographique. Seule l’encre présente sur le dessin est retenue par le papier.
 
Monotype
C’est le tirage d’une œuvre peinte et non gravée sur une plaque. Celle-ci peut être de verre, de cuivre, de zinc ou d’un autre matériau. Un dessin est réalisé sur la plaque avec de l’encre grasse ou de la peinture. Un papier est ensuite appliqué sur la plaque  avec une pression plus ou moins forte. Généralement, une seule bonne épreuve est obtenue et l’impression est inversée par rapport à l’original. 
Cameron Jamie "sans titre"
Madeleine Berkhemer "sans titre"
               
Photographie
C’est une  technique permettant de fixer des images permanentes sur une surface sensible à l’aide de la lumière et des objets qui la reflètent.
Ben Kinmont « Prospectus »
 
La photographie numérique est un mode de capture d'images qui dérive des techniques de photographie classiques, en remplaçant la surface photosensible chimique par des capteurs électroniques.
 
Photolithographie ou OFF-SET
C’est une reproduction photomécanique utilisée en imprimerie. Procédé de reproduction pour tirage par report d'encrage, dérivé de la technique de la lithographie. Le procédé OFF-SET est un procédé d'impression lithographique moderne dont le support est constitué d'une plaque d'aluminium pré-sensibilisée. La plaque d'impression est obtenue en photogravure par copie du cuivre original et peut par conséquent être régulièrement renouvelée au fur et à mesure de l'importance des tirages. Une plaque sert à un seul groupe d’impression pour une seule couleur. Sur une machine une couleur, il faut changer de plaque à chaque nouvel encrage, soit quatre fois pour une impression quadri ; sur une deux couleurs deux changements sont nécessaires.
Il existe des machines quatre couleurs pour un seul passage et des machines cinq ou six couleurs, qui permettent d’ajouter des tons directs ou des vernis mats ou brillants. Certaines machines sont équipées de sécheurs en sortie. Le mode d'impression est un procédé "à plat" et le papier utilisé est de qualité courante et de grammage (poids au mètre carré) beaucoup plus faible. Le procédé OFF-SET permet la reproduction de plusieurs milliers d'exemplaires d'une même épreuve à l'heure alors qu'il est limité à environ deux exemplaires à l'heure pour le procédé taille douce.
Sigurdur Arni Sigurdsonn "sans titre"
Manfred Jade « plantes triptyque n°3 »
James Lee Byars « perfect is my death word »
Glen Baxter « une âme en tourment »
 
Sérigraphie
La sérigraphie est une technique permettant l’impression sur n’importe quel support
(papier, bois verre, tissus, métal) et l’utilisation d’une grande variété de couleurs et de dimensions.
Les étapes de la réalisation:
-Création d’un “écran”constitué d’un cadre en bois ou en aluminium sur lequel est tendue  une maille de polyester.
-Enduction d'une gélatine photosensible sur le polyester.
-Un film positif transparent où est imprimé le motif est placé sur la gélatine.
-Exposition de la gélatine à la lumière ultra violette la modifiant et rendant imperméables les parties exposées.
Les parties non exposées (car masquées par les parties imprimées du film), donc perméables permettent le passage de l’encre. C’est le principe du pochoir...
Ange Leccia « affiche n°40 »
Claude Closky papier-peint « tatouage »
Antonio Muntadas « meeting »
m/m (paris) 2004 06  « gerhardt»
 
Typographie
C’est une technique d’imprimerie, mise au point par Gutenberg vers 1440, qui utilise des caractères en plomb. Elle consiste à créer de mots et des phrases en assemblant des caractères mobiles. Il existe un classement très précis de ces caractères, classement que l’on retrouve d’ailleurs en traitement de texte (informatique).
Ils sont classés en famille ( à empattements, fantaisie, romain etc…), en police
( Helvetica, Garamond, Times etc…), et en fonte (italique, gras, corps ). Ils sont rangés dans des casses (tiroirs) garnis de cassetins (cases).
On trouve encore de nos jours des ateliers de typographie car elle permet de faire de petits travaux à moindre coût (cartes de visite, papier à lettre, faire-part) avec éventuellement des découpes et des  rainurages.
Gérard Colin-Thiébaut « gravure inédite sur l'hébétude moderne n°5 »
 

   
 

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