MOTIFS
Le développement des formations croisées à l’échelle européenne et internationale engendre la nécessité d’un état des lieux objectif sur la question de la recherche en art. En faire l’économie, c’est prendre le risque d’une double confusion dans les objets :
- la recherche en histoire de l’art n’est pas équivalente à la recherche en art qui n’existe pas sans expérimentation artistique.
- l’expérimentation artistique articule théorie et pratique.
- la recherche en art est pratiquée par des universitaires mais surtout par des artistes et des enseignants dans les écoles d’art.
- La recherche en art est utile dans le cadre des formations artistiques mais aussi dans le cadre de toutes sortes de formations scientifiques.

ATTENTES
Très peu de réseaux permettent d’identifier les projets et les acteurs de la recherche en art, non universitaires. Au lieu de recruter des universitaires historiens dans les écoles d’art pour assurer le développement des actions de recherche, ce qui revient à éluder la question de la spécificité de la recherche en art, il serait nécessaire d’offrir à l’ensemble des acteurs, qu’ils soient artistes, enseignants en écoles ou universitaires, un espace de lisibilité analytique.

RESULTATS
Cet espace, sous la forme d’une cartographie numérique des projets de recherche, de leurs résultats et de leur organigramme, permettrait d’élargir considérablement le champ de connaissances des expérimentations en art. Et, de ce fait favoriserait le développement, pour chacun de :
- banques de données de projets signifiants,
- outils d’analyse de la spécificité du domaine,
- outils d’évaluation adaptés,
- visibilité des acteurs non universitaires impliqués dans des projets de recherche : artistes, auteurs, théoriciens.
Cette base faciliterait et optimiserait le travail de tous ceux qui évaluent, mais aussi de tous ceux qui constituent des laboratoires de recherche en art, sur de nouveaux modèles, plus ouverts aux artistes eux-mêmes.

Cela rendrait possible la connaissance et l’approche de ces acteurs par tous ceux qui, hors de l’université et hors du réseau artistique, souhaitent créer des formations artistiques : formations d’enseignement supérieur non artistiques, universités d’entreprises.
Force est de constater la quasi-absence des « Humanités » dans l’enseignement supérieur qui tend vers la spécialisation et la professionnalisation des cursus. Dans son livre « Les émotions démocratiques » (Collection Climats, Flammarion, 2011), Martha Nussbaum, philosophe américaine connue en particulier pour ses travaux de philosophie politique et morale et professeure réputée (Harvard puis Law School de l’université de Chicago), dénonce les effets ravageurs, pour nos démocraties, et pour l’homme lui-même, du déclin des humanités.

En effet, la pratique artistique est par définition une pratique hors-champs, une pratique en réseau et une pratique auto-subjective.

Cette spécificité en fait un outil essentiel pour favoriser la production transdisciplinaire et collaborative des savoirs.

FICHE TECHNIQUE
-  Site Internet généré à partir d’une Dropbox
-  Administration partagée
-  Champs de recherche dynamique : Nom du chercheur, mots clefs, table de recherche, laboratoire ….
-  Ressources : document pdf, photos, vidéos
-  Conception : Benoît Verjat

PARTENAIRES
ARTEM-Nancy, Conseil Général des Yvelines, Conseil régional d’Île de France, Drac Île de France, Ministère de la Culture et de la Communication, École nationale supérieure d’art de Nancy, Ecole Offshore à Shanghai, École Régionale des Beaux-Arts de Rouen et École Supérieure d’Art du Havre, Emily Harvey Foundation, École Régionale des Beaux-Arts de Rouen et École Supérieure d’Art du Havre, Multitudes, Ville de Chatou.

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Plus d’informations sur les journées Convention # 1 ici.