d/m précédente

127. cloisons. 1982.

dÈfinition/mÈthode:
modification díun espace par une ou plusieurs cloisons mobiles construites ý líaide de toiles identiques fixÈes dos ý dos. ces toiles recto verso peuvent former un nouvel espace, continuer un mur, fermer une piËce, relier deux parties díun espace ou síancrer sur un ÈlÈment fixe de líarchitecture. elles sont peintes comme le reste de líespace. elles peuvent Ègalement Ítre placÈes dans líespace et laissÈes brutes. ou bien encore le cÙtÈ face ý un mur peut-Ítre peint de la mÍme couleur que celui-ci, líautre restant brut ou blanc.
si aucune toile ne peut Ítre accrochÈe sur une de ces cloisons, il níen est pas de mÍme des papiers.
le nombre de rÈalisations níest pas limitÈ.

 


128. boiseries. 1982.

dÈfinition/mÈthode:
toiles tendues sur ch’ssis peintes de la mÍme couleur que le mur sur lequel elles sont accrochÈes. dans une piËce, voire dans plusieurs piËces díun appartement ou díune maison sont accrochÈes des toiles ý la place quíoccupaient autrefois les boiseries. elles partent du sol ou juste au-dessus de la plinthe síil y en a une, jusquíý une hauteur comprise entre 1,40m et 1,80m selon le lieu. elles couvrent ainsi la totalitÈ de la partie basse des murs de líespace envisagÈ. si líoeuvre devait Ítre faite dans un lieu o˜ il y a effectivement des boiseries, celles-ci seraient enlevÈes et remplacÈes par des toiles de mÍmes dimensions.

 


129. deux peintures. 1981.

dÈfinition/mÈthode:
deux ÈlÈments peints: le premier une table basse, ronde, utilisÈe comme telle. le second, une part dÈcoupÈe dans la table est accrochÈe au mur. les deux parties sont visibles en mÍme temps. la partie dÈcoupÈe est peinte de la mÍme couleur que le mur. elle peut au grÈ du preneur en charge Ítre remplacÈe par une toile tendue sur ch’ssis de mÍme forme, de mÍmes dimensions et de mÍme líÈpaisseur. la table est en bois, en mÈtal ou en verre. dans ce cas seul líÈlÈment au mur est peint.
le bois et le mÈtal sont laquÈs. la premiËre rÈalisation est ronde mais díautres formes sont possibles.

 


130. toile de fond et rÈciproquement. 1981.

dÈfinition/mÈthode:
une toile de grandes dimensions peinte de la mÍme couleur que le mur sur lequel elle est accrochÈe. elle couvre la plus grande partie du mur sans quíil y ait de proportion fixe entre le mur et elle. la toile est accrochÈe de faÁon ý servir de fond ý des meubles ou ý des objets se trouvant dÈjý lý. en ce sens elle fait penser ý ´ entre nous et la tour eiffel ª qui capte des ÈlÈments extÈrieurs sans quíils deviennent pour autant les sujets de la peinture.
en retour la peinture, sous la forme de cette grande toile, devient un objet parmi les autres. il síagit díinstituer un principe actualisable avec díautres d/m telles ´ formats limites 4 ª, ´ maxima 1 ª ou ´ maximum/minimum ª...
la proposition níest pas ÈtrangËre non plus ý ´ repeindre ª car utilisant le lieu avec ce qui est dÈjý lý, il peut trËs bien accueillir une grande toile . . . de detaille ou díun autre . . .
líoeuvre est rÈalisÈe sans aucune recherche du spectaculaire.
le nombre de rÈalisations de la proposition níest pas limitÈ.

 


131. entourant le tableau. 1981.

dÈfinition/mÈthode:
un mur sur lequel est accrochÈ un tableau. un certain nombre de toiles líentourent. elles sont peintes de la mÍme couleur que le mur. une ou deux toiles sont identiques au tableau. les autres, plus petites ou plus grandes sont de dimensions proches. ni le nombre ni líaccrochage ne sont dÈterminÈs ý líavance et peuvent toujours donner lieu ý remords. rien níest fixe díune rÈalisation ý líautre. líoeuvre peut Ítre rÈalisÈe avec plusieurs tableaux sur un mÍme mur ý la condition que cette idÈe díentourer le tableau avec des toiles peintes de la mÍme couleur que le mur reste Èvidente et chaque tableau individualisÈ.
le nombre de rÈalisations de ce travail est illimitÈ.

 


134. monochromes 4. 1983.

dÈfinition/mÈthode:
prendre un lieu tel quíil est, ý la fois les murs et ce qui est accrochÈ dessus, tableaux, dessins, gravures, photographies...sans modifier líorganisation de líespace.
au dÈpart líidÈe de refaire líexposition des papiers chez baudoin jannink de 1977, en recouvrant avec les papiers les tableaux accrochÈs au mur. en rÈflÈchissant ý la rÈalisation, il a semblÈ plus intÈressant et plus simple et plus logique de confectionner des housses en tissu uni, en conservant la mÍme mÈthode de travail quíavec les papiers.
utilisation díun tissu uni, confection de housses trËs simples, similaires ý des draps housses. comme pour les papiers la couleur du tissu est dÈterminÈe par celle du mur sur lequel le tableau recouvert est accrochÈ. la housse est blanche si le mur ne líest pas, de níimporte quelle couleur, sauf blanche, si le mur est blanc. níimporte quel tissu peut Ítre utilisÈ pourvu quíil soit uni. la surface doit Ítre tendue au maximum sans aucun pli. la proposition peut Ítre rÈalisÈe pour la totalitÈ des tableaux díun lieu donnÈ, ou pour certains seulement. de toutes faÁons les housses pouvant Ítre mises ou enlevÈes en quelques instants, la piËce est rÈversible en permanence. cette utilisation du tissu non-peint, faisant suite ý la proposition des papiers, permet un certain nombre díextension de dÈfinition/mÈthodes existantes, entre autres de la sÈrie des collections.
ý la condition dans ce cas de peindre les housses de la mÍme couleur que le mur.
en fait cette peinture nía pas ÈtÈ rÈalisÈe ý ce moment-lý. baudoin jannink a prÈfÈrÈ reprendre la mÍme exposition quíen 1977. jíen Ètais tout ý fait díaccord.

 


135. proposition díexposition de claude rutault ý rÈaliser ý domicile: papiers. 1983.

dÈfinition/mÈthode :
utilisation de papiers standard (21 x 29,7cm). la couleur du papier est dÈterminÈe par celle du mur: le papier est de níimporte quelle couleur sauf blanc si le mur est blanc et blanc si le mur ne líest pas. la peinture est ý rÈaliser ý líaide díune plaquette de 12 feuilles intitulÈes ´ notes sur le non-peint ª de 1976, augmentÈe de ´ retouches ª en 1979. deux versions existent: líune imprimÈe sur papiers blancs, líautre sur papiers de diffÈrentes couleurs.
est utilisÈ le cÙtÈ non-imprimÈ de chaque feuille. les modalitÈs de rÈalisation sont prÈcisÈes dans le texte. chaque jeu de texte est produit et numÈrotÈ dans líordre des expositions. leur nombre níest pas limitÈ.
celui qui prend en charge líexposition en dÈtermine les modalitÈs: lieu, date, heures díouverture . . . il rÈdige et imprime une invitation dont il fournit 100 exemplaires ý líartiste. faire líexposition níoblige pas ý líacquisition de líoeuvre, par contre il est impossible díacquÈrir les deux plaquettes sans faire líexposition. ce texte est utilisable comme bon de commande:

responsable de líexposition :
lieu prÈvu pour líexposition :
date, durÈe et heures díouverture :
date et signature :

renvoyer ý : intelligence service productions / claude rutault
4 allÈe richard wallace 78 170 la celle saint-cloud.
france. fax: 01.47.01.56.27.
e.mail: crutault@pratique.fr

 


136. proposition díexposition nƒ2 de claude rutault ý rÈaliser ý domicile: papiers suite . . . piles, rames, blocs . . . 1983.

dÈfinition/mÈthode :
dans un espace donnÈ une ou plusieurs piles de papier sont posÈes sur une ou plusieurs tables :
1. dans ce stock, ou piles ou rames, sont prÈlevÈes x feuilles fixÈes au mur selon la rËgle de la d/m 34 ´ papiers ª. la feuille est de níimporte quelle couleur sauf blanche si le mur est blanc et blanche si le mur ne líest pas.
2. en ce qui concerne le nombre des piles et la couleur de celles-ci, plusieurs cas peuvent se prÈsenter: si les murs sont blancs, il y a autant de piles que de murs. chaque pile comprend des papiers de toutes les couleurs. si les murs ne sont pas blancs il níy a quíune pile, de papiers blancs. síil y a des murs blancs et des murs de couleur, les deux solutions se combinent.
3. le nombre de feuilles de chaque pile níest ni prÈdÈterminÈ ni fixe. toutes les piles ne sont pas obligatoirement de la mÍme Èpaisseur.
4. comme pour toutes les oeuvres ´ papiers ª ÈlaborÈes jusquíý aujourdíhui le nombre de rÈalisations níest pas limitÈ.
5. les modalitÈs de rÈalisation sont identiques ý celles de la d/m 135.

 


137. visite de la collection. 1983.

dÈfinition/mÈthode:
Ètablissement díun descriptif de la collection dont le preneur en charge et claude rutault doivent conserver un exemplaire. le preneur en charge síengage ý ouvrir sa collection au public.

dans des modalitÈs et conditions qui sont ý dÈfinir entre lui et cr. ce dernier prenant en charge líorganisation et la publicitÈ des visites.

 


138. arrÍter la collection. 1983.

dÈfinition/mÈthode:
Ètablissement díun descriptif de la collection dont le preneur en charge et cr. doivent conserver un exemplaire. ý partir díune date dÈterminÈe figurant ý la fin de la liste des oeuvres de la collection, le preneur en charge síengage ý ne plus acheter díoeuvre díart pendant une durÈe dÈterminÈe.

en contrepartie c.r. propose au preneur en charge un certain nombre de choix qui sont ý discuter, exemple: utiliser les oeuvres de la collection comme matÈriau díune peinture, que cr. síengage ý ne rien produire pendant la durÈe du contrat ...

 


139. dÈcrocher la collection. 1983.

dÈfinition/mÈthode:
mettre la collection au grenier. Ètablissement díun descriptif de la collection dont le preneur en charge et cr. doivent conserver un exemplaire. pendant une durÈe dÈfinie aucune oeuvre de la collection níest plus visible, y compris pour le preneur en charge.

la contrepartie ne peut Ítre dÈcidÈe unilatÈralement, cíest-ý-dire prÈconÁue. rÈsultant de discussions, elle peut prendre les formes les plus variÈes ý partir de propositions díutilisation díun espace vidÈ de ses oeuvres díart.

 


140. prÍter la collection. 1983.

dÈfinition/mÈthode:
Ètablissement díun descriptif de la collection dont le preneur en charge et cr. doivent conserver un exemplaire. figurant ý la suite de cette liste sont dÈcrites les modalitÈs du prÍt avec la plus grande prÈcision possible.

le rÙle de cr est ý discuter avec le preneur en charge: organisation du prÍt dans ses aspects artistiques, Èconomiques, juridiques, prÈsentation de la collection, rÈdaction díun catalogue, jumelage...

 


141. vendre la collection. 1983.

dÈfinition/mÈthode:
Ètablissement díun descriptif de la collection dont le preneur en charge et cr. doivent possÈder un exemplaire. figurant ý la suite de cette liste les modalitÈs de la vente, lieu, date et prix, rÈdaction díun catalogue de vente...

le rÙle de cr. est ý discuter avec le preneur en charge, comme la documentation des oeuvres, on voit que de nombreuses oeuvres du passÈ sont repÈrables par les ventes, la publicitÈ..

le nombre de rÈalisations de ces cinq propositions concernant la collection níest pas limitÈ.

 


142. collection 11. 1984.

dÈfinition/mÈthode:
constitution díune collection d'oeuvres d'un autre artiste que c.r.
les relations entre les artistes sont souvent tendues, justes ou injustes mais toujours intÈressantes. cette oeuvre est le rÈsultat díune Ètroite collaboration entre le preneur en charge et cr. sur le choix de líartiste et des oeuvres. líidÈe directrice est de privilÈgier la trajectoire de líartiste depuis le moment o˜ il a commencÈ le travail quíil fait au moment de líÈtablissement de la collection. un document, qui relate la constitution, les choix aussi bien que les refus des diffÈrentes oeuvres, constitue une Ètude importante, ý la fois sur líoeuvre de líartiste et sur la constitution díune collection.

 


142bis collection 12. 1984.

dÈfinition/mÈthode :
enregistrement des mouvements de la collection.
ý chaque dÈplacement díun dessin. celui-ci est remplacÈ par un papier de mÍmes dimensions dont la couleur est rÈglÈe par la d/m 34 papiers: le papier est de níimporte quelle couleur sauf blanc si le mur est blanc et blanc si le mur ne líest pas.
le fonctionnement est le mÍme que pour les toiles, la rame remplaÁant la pile. de mÍme pour líensemble des procÈdures qui sont mises en place au moment de la rÈalisation.

 


142ter. collection 13. 1984.

dÈfinition/mÈthode :
enregistrement des mouvements de la collection.
dans le cas de dÈplacement díune sculpture, un volume identique construit dans le mÍme matÈriau que le sol sur lequel il est posÈ la remplace. en cas díimpossibilitÈ de rÈalisation on utilise la d/m 113 cíest -ý-dire une photographie montrÈe ý líendroit o˜ Ètait la sculpture. la photographie ý líÈchelle 1/1 est posÈe sur le sol et protÈgÈe. le reste de líoeuvre fonctionne comme pour les dÈplacements de peintures ou de dessins.

 


142quat. collection 14. 1984.

dÈfinition/mÈthode :
constitution díune collection qui rassemble des oeuvres díart toutes datÈes de la mÍme annÈe. le preneur en charge peut choisir entre peinture et sculpture. il peut aussi dÈlÈguer les choix et la rÈalisation et laisser mÈlanger les oeuvres les plus diverses. il peut laisser cr. choisir líannÈe et dÈterminer le contenu de la collection. ce dernier peut proposer díÈtendre le champ de la collection ý díautres domaines, disques, films ou livres . . . le document díaccompagnement qui níest pas une simple liste est lý pour donner sens au choix qui ont ÈtÈ faits.

 


143. collection 15. 1984.

dÈfinition/mÈthode:
une collection díoeuvres díart níest pas une simple accumulation díobjets interchangeables ou alors . . . seules les collections aboutissant aux questions actuelles que pose líart ý travers líoeuvre des artistes nous intÈressent ici. les listes indiquent clairement des parti-pris.
síagissant díune prise de position vis-ý-vis de líart, ces listes sont courtes. elles ne prÈtendent nullement Ètablir des panoramas complets mais reflÈter líesprit díun moment ou la permanence de certaines questions ý líaide díoeuvres incontournables.
1. une collection díune quinzaine de peintures depuis 1874.
2. une collection díune douzaine de sculptures depuis 1880.
3. une collection de ´ mouvements artistiques au cours du xxËme siËcle par des oeuvres significatives. cette proposition ne peut Ítre rÈalisÈe quíý partir de 2001.
chacune de ces collections est líoeuvre de cr. en fonction des dÈsirs et des possibilitÈs du preneur en charge. chaque rÈalisation comprend deux phases:
a. líÈtablissement díun catalogue documentÈ dont le contenu et la forme varient selon le type de collection envisagÈe.
b. la rÈalisation de la collection, achat ou emprunts des oeuvres.
le nombre de rÈalisations de la proposition níest pas limitÈ.

 


143bis. collection 16. 1985.

dÈfinition/mÈthode:
ma collection.
sans prise en charge pas díoeuvre. les peintures níexistent quíactualisÈes par díautres et je deviens en quelque sorte le preneur en charge de mes oeuvres ý travers ceux qui les rÈalisent.
plus il y a de preneurs en charge, plus il y a díoeuvres, plus il y a díÈchanges entre les diffÈrents preneurs en charge. plus il y a díactualisations de líoeuvre et moins elle se fige dans une forme donnÈe.
ma collection va donc se prÈsenter sous plusieurs formes: díabord les oeuvres rÈelles, liste complËte, et ensuite celle des personnes qui les actualisent.
la possibilitÈ de les voir est fournie par la publication ´ travaux publics ª qui regroupe líensemble des prises en charge et indique les possibilitÈs de visite.
cette collection constitue la seule rÈtrospective possible. peut Ítre relayÈe par une publication, donner lieu ý reportage, publication díinterviews . . .

 


144A. collection 17. 1984-1985.

dÈfinition/mÈthode:
la peinture nous colle aux pieds.
la prise en charge de cette collection se fait sous la forme de vases communicants. la condition nÈcessaire et suffisante pour quíune personne puisse devenir preneur en charge collectionneur est quíelle vende une oeuvre de sa collection.
líopÈration peut Ítre rÈpÈtÈe autant de fois quíil le dÈsire. une correspondance simple est Ètablie entre la vente et líachat. síil vend un tableau le preneur en charge peut mettre en oeuvre une peinture, síil vend un dessin il va pouvoir prendre en charge une d/m utilisant le papier . . .
les implications de líenchaÓnement et des consÈquences de ces diffÈrents ÈvÈnements se discutent au moment de líactualisation.

 


144 B. collection 18. 1984-1985.

dÈfinition/mÈthode:
líun fait la collection de líautre et rÈciproquement.
líaction se dÈroule entre trois personnes, deux preneurs en charge N et H, ex-collectionneurs, et líartiste. lorsque le preneur en charge N. acquiert une nouvelle oeuvre il fournit au preneur en charge H. une oeuvre du mÍme artiste. rÈciproquement lorsque le preneur en charge H. acquiert une nouvelle oeuvre il fournit ý N. une oeuvre du mÍme artiste.
chaque oeuvre donnÈe par líun ou líautre est lÈgendÈe par une petite toile, placÈe en cartel, peinte de la mÍme couleur que le mur sur lequel elle est accrochÈe.
un descriptif, Ètabli par cr. tient ý jour les mouvements. la proposition peut Ítre rÈalisÈe avec des peintures, des dessins ou des sculptures.

 


144 C. collection 19. 1984-1985.

dÈfinition/mÈthode:
tableau de la collection.
une grande toile tendue sur ch’ssis peinte de la mÍme couleur que le mur sur lequel elle est accrochÈe. sur cette toile sont fixÈs autant de papiers quíil y a díoeuvres dans la collection. la couleur des papiers suit la rËgle de la d/m 34. si la toile níest pas blanche les papiers sont blancs de forme et de dimensions diffÈrentes. les papiers sont de toutes les couleurs et de formes diffÈrentes si la toile est blanche.
ý partir de cette partie centrale de líoeuvre, les papiers qui correspondent ý des oeuvres exposÈes sont retirÈs de la toile et fixÈs ý la mÍme place que les oeuvres de la collection sur un dessin de la salle tracÈ en rÈduction au crayon directement sur le mur.
líoeuvre Èvolue par le passage des papiers de la toile au mur et du mur ý la toile. elle est accompagnÈe díun catalogue qui permet díidentifier les oeuvres. cette publication níest pas un simple commentaire de líoeuvre, elle en fait partie. sans elle líoeuvre níest pas comprÈhensible.
le nombre de rÈalisations de la proposition níest pas limitÈ.

 


144 D. collection 20. 1984-1994.

dÈfinition/mÈthode:
inventaire du nombre díoeuvres de la collection constituÈ de petites toiles rangÈes sur une ÈtagËre comme les livres díune bibliothËque.
ý chaque nouvelle acquisition une nouvelle petite toile est peinte de la mÍme couleur que le mur et placÈe en lÈgende de la derniËre oeuvre entrÈe dans la collection. ý líacquisition de líoeuvre suivante la petite toile est dÈcrochÈe et ajoutÈe sur líÈtagËre. une nouvelle petite toile . . . líoeuvre Èvolue en nombre en mÍme temps quíelle enregistre les couleurs des murs sur lesquels la collection est montrÈe.
la revente díoeuvre níentraÓne pas la suppression de toiles sur líÈtagËre, líoeuvre devient progressivement autonome. elle peut mÍme devenir líunique oeuvre, la derniËre de la collection.

 


145. lÈgendes. 1985.

dÈfinition/mÈthode:
une grande toile peinte de la mÍme couleur que le mur sur lequel elle est accrochÈe. juste ý sa droite, sans que la place soit mÈcaniquement dÈfinie mais lý o˜ figure habituellement le cartel, une trËs petite toile, nƒ0 paysage ou marine (18X12cm ou 18X10cm), est accrochÈe, Ègalement peinte de la mÍme couleur que le mur. síil síagit díun mur non-peint, la lÈgende ne sera pas peinte non-plus.
il est possible de lÈgender un mur vide, líoeuvre díun autre artiste, une sculpture, une photographie ou une autre d/m.
il est Ègalement possible díassocier la d/m 34 : un papier peut Ítre lÈgendÈ par une toile et un papier peut lÈgender une toile.
le nombre de rÈalisations de cette proposition níest pas limitÈ.

 


145bis. intÈrim. 1985.

dÈfinition/mÈthode:
petites toiles disponibles dans le commerce 0 ou 1 paysage (22X14cm). ces toiles ponctuent le dÈplacement des oeuvres, jouent le rÙle muet du bon de dÈplacement. elles sont placÈes de la mÍme faÁon, au centre de líabsence.
la peinture est rÈalisable ý líintÈrieur ou ý líextÈrieur díune collection publique ou privÈe. pour chaque oeuvre dÈplacÈe sont utilisÈes deux petites toiles peintes de la mÍme couleur.
ý líemplacement díorigine est accrochÈe la premiËre petite toile peinte de la mÍme couleur que le mur.
líoeuvre dÈplacÈe peut Ítre lÈgendÈe par la seconde petite toile, identique ý la premiËre, cíest-ý-dire peinte de la couleur du mur díorigine.
ces deux parties du travail sont utilisÈes conjointement ou sÈparÈment suivant la nature ou la distance du dÈplacement.
le nombre de rÈalisations de la proposition níest pas limitÈ.

 


146. sculpture ý líunitÈ. 1975.

dÈfinition/mÈthode:
rÈalisation díun volume construit dans le mÍme matÈriau que le sol sur lequel il est posÈ. le matÈriau dÈtermine líÈpaisseur, influence la forme et les dimensions.
la position níest pas dÈterminÈe et ne se superpose pas au sol. síil síagit díun parquet ou díun carrelage, cíest-ý-dire díun sol ý repËres, un lÈger dÈcalage est toujours prÈfÈrable ý la superposition mÈcanique, ý la position figÈe.
la sculpture est construite. elle níest pas un simple Èchantillon de matÈriau. pas une seule lame de parquet mais un assemblage, pas un seul carreau mais plusieurs., assemblÈs, scellÈs entre eux . . . dans la plupart des cas la couleur de la sculpture est diffÈrente de celle du sol. ce qui importe ici ce níest pas la couleur mais le matÈriau.
la proposition est rÈalisable indiffÈremment ý líextÈrieur ou ý líintÈrieur.
le nombre de rÈalisations de la proposition níest pas limitÈ.

 


149. diffÈrences et indiffÈrence. 1980.

dÈfinition/mÈthode:
rÈalisation simultanÈe díun minimum de trois sculptures dans trois matÈriaux diffÈrents, chacune construite dans le mÍme matÈriau que le sol sur lequel elle est posÈe.
la proposition pose díabord la question du lieu. les trois sculptures sont ý la fois ý la mÍme adresse et dans trois espaces aux sols diffÈrents, ý líintÈrieur et/ou ý líextÈrieur, sous la responsabilitÈ díun seul preneur en charge.
la liaison entre les trois parties, non visibles en mÍme temps selon toute vraisemblance, se fait par líintermÈdiaire de la forme, par la dimension, ou par les deux.
la position de chaque ÈlÈment rÈpond Ègalement ý une rËgle simple et facile ý identifier visuellement, centre, angle . . .

 


150. le dessin du sol. 1980.

dÈfinition/mÈthode:
1. trois volumes construits dans le mÍme matÈriau que le sol sur lequel ils sont posÈs. chaque volume a un de ses cÙtÈs contre une des limites de líespace, deux cÙtÈs síil est placÈ dans un angle. cependant la limite de líespace níest pas toujours un mur. il faut donc síadapter, faire comme díhabitude. une fois de plus inutile díessayer díenvisager tous les cas possibles. la forme níest pas dÈfinie. elle est dÈterminÈe soit par líartiste soit par le preneur en charge au moment de la mise en oeuvre.
2. le dessin au sol níexige pas obligatoirement des ÈlÈments dans le mÍme matÈriau que le sol, mais dans le mÍme matÈriau que les limites du sol, ce qui rÈalise vraiment une modification du dessin du sol, un matÈriau identique se contentant de souligner ces limites. imaginons un sol parquet, les murs Ètant en pl’tre blanc. on peut rÈaliser les trois ÈlÈments sculpture en pl’tre continuant ainsi le mur. ý líinverse il serait possible de verticaliser trois ÈlÈments contre les murs dans le mÍme matÈriau que le sol, lames de parquet par exemple.
il síagit díune hypothËse ý expÈrimenter pour validation. le nombre de rÈalisations níest pas limitÈ. penser alors ý une oeuvre qui continuerait le dessin du mur et le dessin au sol ý partir de monochromes V.

 


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