d/m précédente

196. tableau díatelier. 1991.

dÈfinition/mÈthode:
cette d/m trËs ouverte, modulable ý souhait, met en scËne les divers ÈlÈments qui figurent souvent dans líatelier díun artiste et constitue une oeuvre ý líÈtat de possibilitÈ, en gestation ou en formation.
lieu: la proposition utilise la totalitÈ díun espace, privÈ ou public, meublÈ ou non, intÈgrant ý priori les ÈlÈments qui síy trouvent dÈjý.
utilisation : il doit y avoir deux murs de couleur diffÈrente et un mur non-peint, ou rÈalisÈ ý cet effet, síagissant justement díun travail díatelier.
la prÈsence de ces trois murs permet díarticuler des propositions sÈparÈes, combinaisons, juxtapositions, mÈlanges des donnÈes suivantes de la faÁon la plus libre :
toiles non prÈparÈes, toiles prÈparÈes, toiles peintes posÈes au sol, retournÈes ou de face. papiers en rame ou accrochÈs au mur ou sur des toiles, papiers transparents.
photographies sur place des mÍmes ÈlÈments dans une autre prÈsentation, disposition. sculptures de formes variÈes . . .
chaque arrangement doit comporter une certaine logique mais níest pas figÈ. la mobilitÈ doit Ítre perceptible.
líatelier níest plus un espace clos et intime, il est mÍme de moins en moins un atelier de peintre.
la proposition peut Ítre adaptÈe ý díautres activitÈs de conception/rÈalisation, comme líatelier díartisan en gÈnÈral, de couture par exemple. díautre part líatelier est bien souvent devenu bureau, dío˜ les nombreux dÈveloppements ouverts par ce texte.
le nombre de rÈalisations de la proposition níest pas limitÈ.

 


197. 3 dimensions sur un plan. 1990.

dÈfinition/mÈthode:
toiles tendues sur ch’ssis peintes de la mÍme couleur que le mur sur lequel elles sont accrochÈes. tous les formats standard sont utilisables quelles que soient leurs formes et leurs dimensions. la toile doit apparaÓtre sur le mÍme plan que le mur, dans líexacte continuitÈ de celui-ci, sans rupture. pour cela il faut creuser le mur de la dimension exacte de la toile et díune profondeur Ègale ý son Èpaisseur de faÁon qu íelle vienne se loger avec le plus de prÈcision possible dans sa niche, laissant líÈcart le plus mince entre le mur et la toile. on utilise une toile rugueuse de faÁon ý ce que les deux supports, la toile et le mur, ne puissent Ítre confondus. cette d/m fait suite ý la d/m deux plans/trois dimensions, nƒ107 de 1979.
le nombre de rÈalisations de la proposition níest pas limitÈ.

 


198. copies/doubles. 1991.

dÈfinition/mÈthode:
un minimum de trois toiles rectangulaires, rondes carrÈes ou ovales, peintes de la mÍme couleur que le mur sur lequel elles sont accrochÈes dans une configuration inhabituelle et dans des dimensions qui ne sont pas standard. la premiËre actualisation est considÈrÈe comme la rÈfÈrence, le modËle de líoeuvre. un descriptif prÈcis en est Ètabli qui comporte toutes les donnÈes matÈrielles de la rÈalisation et les ÈlÈments du contexte au-delý des strictes donnÈes matÈrielles de la peinture.
líoeuvre proposÈe est le rÈsultat díune copie de celle-ci. lí oeuvre de dÈpart níest pas ý prendre en charge. elle est dÈtruite dËs que la rÈalisation de cette copie/double est visible. la prÈcision de la copie varie en fonction de líidÈe que le preneur en charge se fait de la nature díune peinture rÈalisÈe díaprËs une dÈfinition/mÈthode.


le principe est de rÈaliser la copie la plus fidËle possible. pour ce faire ce qui est mis en place est une incitation financiËre qui peut se dÈcomposer de la faÁon suivante:
1. mÍme nombre de toiles que líactualisation initiale, prix de base - 5%.
2. mÍme nombre de toiles de mÍmes dimensions, prix de base - 5%.
3. mÍme nombre de toiles de mÍmes dimensions peintes de la mÍme couleur que líactualisation initiale, prix de base -5%.
4. mÍme accrochage, prix de base - 5%
5. reconstruction díun mur identique, prix de base -5%
6. reconstruction de líespace de rÈalisation, prix de base -15%.
7. reconstitution de líespace de rÈalisation y compris le mobilier, les objets qui se trouvaient dedans, prix de base -15%.


ces rÈductions síadditionnent mais síappliquent sÈparÈment, par exemple on peut reconstruire le mur sans obligatoirement le peindre de la mÍme couleur que le modËle. il peut exister plusieurs copies díune mÍme oeuvre. existe Ègalement la possibilitÈ de faire une copie díune d/m qui a ÈtÈ actualisÈe sans avoit ÈtÈ prise en charge.
un preneur en charge, peut, selon ce principe vendre une copie díune oeuvre quíil possËde. le descriptif comporte alors trois signatures, le preneur en charge, celui qui acquiert une copie et líartiste. ce dernier doit percevoir un pourcentage de la vente.

 


200. papiers/peintures. 1991. alternance.

dÈfinition/mÈthode:
une mÍme oeuvre, mÍme nombre díÈlÈments, mÍmes dimensions, mÍme accrochage rÈalisÈ alternativement ý líaide de papiers et de toiles, les papiers rÈpondant ý la d/m 34 et les toiles sont peintes de la mÍme couleur que le mur. la d/m inclut la possibilitÈ du non-peint.
les deux actualisations ne peuvent coexister.
líidÈe est de commencer par les toiles et de passer ensuite aux papiers. sur le descriptif figurent les annÈes papiers et les annÈes toiles qui sont dÈfinies avec líartiste au moment de la prise en charge.
celui-ci fournit si le preneur le demande, six configurations pouvant síappliquer de faÁon indiffÈrente aux papiers comme aux toiles.
des possibilitÈs díÈvolution de líoeuvre, dans sa conception mÍme, peuvent Ítre mises en place progressivement.
la proposition intËgre la d/m 272 papiers double face.
le nombre de rÈalisations de la proposition níest pas limitÈ.

 


204. cycle 1. 1991-1992.

dÈfinition/mÈthode:
au dÈpart 12 toiles peintes de la mÍme couleur que le mur sur lequel elles sont accrochÈes. líensemble síinscrit dans un rectangle virtuel. chaque annÈe le mur est repeint díune nouvelle couleur. avant chaque changement de couleur une des toiles est retirÈe du mur et posÈe au pied du mur. les deux parties ainsi formÈes doivent Ítre visibles díun seul coup díoeil.
au bout de 12 annÈes nous avons donc une pile des diffÈrentes couleurs du mur pendant cette pÈriode. le prÈlËvement des toiles se fait ý partir du centre afin que le rectangle de dÈpart reste identifiable le plus longtemps possible.
ý líexpiration de ce cycle, le descriptif qui Ètait mis ý jour tous les ans est rÈvisÈ afin de choisir entre plusieurs options:
soit recommencer un nouveau cycle avec les mÍmes toiles, ý condition de modifier la configuration de dÈpart, les couleurs et líordre de dÈcrochage. il est Ègalement possible de conserver la premiËre pile et de recommencer líoeuvre ý nouveau ý zÈro,
soit de conserver la pile telle quelle, comme reste de ce qui a ÈtÈ fait.
cette d/m a ÈtÈ ÈlaborÈe sur proposition de cr. par une discussion avec le preneur en charge.

 


205. entourant le dessin. 1980-1992.

dÈfinition/mÈthode:
ý partir díune oeuvre dÈjý lý, dessin mais aussi toute oeuvre sur papier, gravure, lithographie, sÈrigraphie . . . rÈalisation díun encerclement de cette oeuvre avec une sÈrie de papiers dont le fonctionnement rÈpond ý la d/m 34.
les papiers sont de dimensions, de formes et de couleurs diverses si le mur est blanc et blancs si le mur ne líest pas. rien níest dÈcidÈ ý líavance, chaque actualisation est laissÈe ý la responsabilitÈ du preneur en charge.
le nombre de rÈalisations de la proposition níest pas limitÈ.

 


205bis. ý partir de la marelle, actualisation ponctuelle de entourant le dessin. 1992.

dÈfinition/mÈthode:
disposition sur le mur díune sÈrie de 12 feuilles, nombre de cases du dessin de marelle, dimension conseillÈe des feuilles 65X50cm. la rÈalisation suit toujours la d/m 34. les feuilles sont disposÈes sur le mur de faÁon ý Èvoquer un dessin et son cartel dans la plus grande libertÈ. il est possible díaccentuer cet effet en accrochant une feuille au ras du plafond. si le mur est blanc on utilise des feuilles de couleur dans des tons proches afin de renforcer líunitÈ visuelle de líensemble.

 


206. au mur/au sol, deuxiËme version. 1979-1992.

dÈfinition/mÈthode:
deux ÈlÈments identiques sont posÈs verticalement, de face, contre un mur. une toile tendue sur ch’ssis peinte de la mÍme couleur que le mur, et un ÈlÈment construit dans le mÍme matÈriau que le sol sur lequel il est posÈ.
les deux parties sont placÈes líune ý cÙtÈ de líautre sans Ítre jointes, sans que líespace qui les sÈpare soit prÈdÈfini.
le format et la forme des ÈlÈments sont laissÈs ý la discrÈtion du preneur en charge. aucun níest le modËle de líautre.

 


207. part ý trois. 1992.

dÈfinition/mÈthode:
la prise en charge est le moment o˜ líoeuvre passe de líÈtat de possible, de texte, ý celui de peinture, díactualisation, Ètant entendu que rien níest jamais dÈfinitif. lorsque la prise en charge síeffectue gr’ce ý un intermËdiaire professionnel ou non, la proposition est de rendre ce moment visible et productif.
le prÈlËvement de líintermÈdiaire est le rÈsultat de la nÈgociation avec líartiste et dÈpend des prestations concrËtes fournies par celui-ci. sa rÈmunÈration se fait en nature, cíest-ý-dire ý líaide díun morceau de líoeuvre correspondant au pourcentage agrÈÈ, quíil síagisse de papier ou de toile. la contrainte est que cette division soit perceptible, par exemple gr’ce ý un dÈcoupage inattendu.
ý partir de la rÈalisation, qui dans le cas de toiles aboutira ý une reconstruction, chaque partie doit Ítre peinte de la mÍme couleur que le mur. la toile díorigine rejoint TRANSIT. la proposition peut Ítre rÈalisÈe avec toutes les d/m dont la production níest pas limitÈe en nombre comme celle-ci.

 


208. dÈpeindre. 1993.

dÈfinition/mÈthode:
1. un tableau, figuratif, abstrait, monochrome . . . accrochÈ sur un mur, peint, non peint, tendu de tissu, recouvert de papier peint.
2. rÈalisation díune photographie couleur du tableau accrochÈ, le cadrage permettant díidentifier le lieu, d/m 113, 1980.
3. dÈpeindre le tableau cíest-ý-dire enlever la peinture de sorte quíaucun sujet ou aucune figure níapparaissent plus. il est probable que quelques traces de peinture restent visibles.
4. rÈaccrochage de la toile ainsi mise ý nu, lÈgendÈe par la photographie en 2.
5. dÈplacement de líoeuvre. le processus est recommencÈ tel quel avec une nouvelle toile qui est placÈe, Ètat dÈcrit en 1, ý cÙtÈ de la premiËre toile mise ý nu.
photographie des deux toiles, líune grattÈe líautre intacte ý cÙtÈ líune de líautre. mise ý nu de la seconde toile.
rÈaccrochage et lÈgende par la nouvelle photographie.
le processus peut continuer et le nombre de toiles mises ý nu va augmenter. des suites sont envisagÈes dËs la premiËre rÈalisation.

 


208bis. repeindre. version 1993.

dÈfinition/mÈthode:
repeindre en blanc, blanchir chacune de mes oeuvres antérieures aux dÈfinitions/mÈthodes.
les repeindre toutes. toutes celles auxquelles jíai accËs sachant que certaines Èchappent et ne peuvent Ítre rÈcupÈrÈes quíau fur et ý mesure.
repeindre en protÈgeant au maximum le support.
ý partir de cette prÈparation des oeuvres, toiles ou papiers ne peuvent plus Ítre prÈsentÈs que comme supports de d/m, cíest-ý- dire peints de la mÍme couleur que le mur sur lequel ils sont accrochÈs.
cet acte efface ý tout jamais leur statut díobjet fini.
ce qui doit Ítre repeint: tout ce qui un jour peut devenir une oeuvre finie accrochÈe au mur. comment? tel quel, en gardant ou non un Èchantillon?
que reste-t-il alors de tout ce qui a ÈtÈ fait avant 1973? une documentation la plus complËte et la plus prÈcise possible, chaque peinture Ètant photographiÈe avant díÍtre repeinte et tous les documents et notes conservÈs et classÈs.
les supports ainsi prÈparÈs peuvent devenir des peintures ý líunitÈ ou Ítre intÈgrÈs comme matÈriel pas tout ý fait neutralisÈ, dans les d/m les plus complexes.
il síagit díun travail en cours qui va prendre du temps, sans doute plusieurs annÈes, mais parfaitement Ètabli quant ý son principe.

 


208 ter. peint, dÈpeint, repeint. 1977-1993.

dÈfinition/mÈthode:
trois tableaux si possible de mÍmes dimensions, accrochÈs prËs les uns des autres, dans un ordre prÈcis. níimporte quels tableaux anciens ou modernes, figuratifs ou abstraits, de la mÍme Èpoque ou díÈpoques diffÈrentes.
le premier tableau est laissÈ tel quel. le second est grattÈ, cíest-ý- dire que la peinture est retirÈe et que líon voit la toile.
le dernier tableau est repeint de la mÍme couleur que le mur.
dËs la rÈalisation, les trois toiles deviennent indissociables. ý chaque nouvelle installation la troisiËme toile est repeinte de la mÍme couleur que le mur.
nombre de rÈalisations de la proposition níest pas limitÈ.

 


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