d/m précédente

248. díaprËs les maÓtres. à partir de 1980.

dÈfinition/mÈthode:
oeuvres ouvertes dont le point de dÈpart se trouve dans des peintures connues de tous, formellement trËs diffÈrentes et posant des questions variÈes. il síagit díune mise en Ècho. chacune combine plusieurs d/m existantes, en adapte certaines, ou utilise plusieurs supports qui restent variables pour toute nouvelle actualisation.
il y a trËs peu de cas dans lesquels on retrouve visuellement líorigine de líoeuvre qui a inspirÈ telle prÈsentation. ces peintures sont donc loin de la copie.
si la rÈfÈrence níest jamais immÈdiatement identifiable, il síagit toujours díune sorte de rÈvÈrence. la sÈrie pourrait aussi síintituler ´ aprËs les tableaux la peinture continue ª, prÈtendant quíau-delý de líactualitÈ, les artistes ont un certain nombre de prÈoccupations permanentes.
quelques-uns de ces travaux sont accompagnÈs díune petite publication, dont le titre gÈnÈrique est ´ la peinture ne tombe pas du ciel ª.
ont ÈtÈ prÈsentÈes ý ce jour des oeuvres díaprËs fernand lÈger ´ la lecture ª, rodtchenko ´ les trois monochromes de 1921 ª, le nain ´ tout líoeuvre peint ª, watteau ´ líenseigne de gersaint ª, gÈricault ´ le radeau de la mÈduse ª, matisse ´ líatelier rouge ª.

díautres oeuvres sont prÍtes mais restent ý prÈsenter. díaprËs : vermeer ´ líart de la peinture ª, manet ´ le portait de zola ª, seurat ´ les poseuses ª.

 


fernand lÈger : la lecture.
pile de toiles posÈes retournÈes et peintes de la mÍme couleur que le mur. les ch’ssis reproduisent au plus prËs les ch’ssis qui servent de fond dans la peinture de fernand lÈger. devant cet ensemble est construite une cloison, doublant la totalitÈ du mur. un rectangle du format exact de la lecture est dÈcoupÈ et cadre ce qui se trouve derriËre. sur la cloison, ý droite de líouverture un exemplaire de la lithographie originale du tableau sert de lÈgende.

 


poussin: un autoportrait et tous les . . . de poussin et des autres.
travail ý partir de líautoportrait du musÈe du louvre. quatre toiles continuent celles qui figurent líarriËre plan du tableau de poussin tandis quíau centre un rectangle, dont la partie supÈrieure est ouverte, de la dimension exacte du tableau, est laissÈ vide. la toile la plus proche du mur est non-peinte, laissÈe brute, les autres sont peintes de la mÍme couleur que le mur devant lequel elles sont debout. une gravure díÈpoque díaprËs líoeuvre originale est placÈe ý droite ý hauteur habituelle des cartels dans les musÈes.

 


rutault/rodtchenko: voir le texte de la d/m 120 ´ rÈplique ª.

 


seurat: les poseuses.
ou la peinture mise ý plat. une toile tendue sur ch’ssis laissÈe brute est posÈe sur deux trÈteaux devant une fenÍtre, à hauteur de celle-ci. la toile est prÈparÈe en blanc. sur líun des murs ý cÙtÈ est accrochÈe une autre toile assez grande peinte de la mÍme couleur que le mur. ce dispositif constitue la proposition de base qui peut Ítre modifiÈe en fonction du contexte de la rÈalisation. la grande toile accrochÈe ý cÙtÈ de la fenÍtre peut Ítre remplacÈe par une sÈrie de petites toiles, rectangulaires, rondes, carrÈes et ovales, formant un cadre autour díun espace laissÈ vide.
. . .

 


manet : le portrait de zola.
une grande toile peinte de la mÍme couleur que le mur sur laquelle sont fixÈs un certain nombre de papiers rÈpondant ý la dÈfinition/mÈthode nƒ34. quelques autres toiles, plus petites, peintes elles aussi de la mÍme couleur que le mur ne supportent aucun papier. on y joint quelques papiers fixÈs directement sur le mur. cet ensemble au mur est en partie cachÈ par trois double-toiles mobiles articulÈes dont la couleur est dÈcidÈe au moment de líinstallation selon líune des possibilitÈs dÈfinies par la d/m 160 datÈe 1986 portant ce titre.

 


le nain : tout líoeuvre peint.
trois grandes toiles identiques peintes de la mÍme couleur que le mur ou non-peintes si le mur ne líest pas. les toiles sont accrochÈes, elles peuvent aussi Ítre posÈes contre le mur, alignÈes, sÈparÈes par un espace díenviron 80 cm . trois toiles parce que les le nain Ètaient trois. sur chaque toile sont accrochÈs des papiers rÈpondant ý la d/m 34 figurant les oeuvres de chacun des frËres. chacun a sa toile. les oeuvres non attribuÈes ou peintes par deux ou par les trois sont placÈes directement sur le mur entre les toiles. líoeuvre Èvolue, en nombre et dimension, au grÈ des recherches sur ces artistes, des tableaux retrouvÈs, des attributions et des dÈsattributions. ce type díoeuvre, cíÈtait dÈjý vrai pour le rÍve de van megereen, d/m 119 de 1982, part de tout líoeuvre peint pour Èvoquer líÈvolution inÈluctable et alÈatoire de la peinture de tout artiste aprËs sa mort. pour tous les artistes ý toutes les Èpoques.

 


vermeer : líart de la peinture.
matÈriel díexposition:
1. une toile de 130X100cm peinte de la mÍme couleur que le mur auquel elle fait face. elle est maintenue verticale par un montant du mÍme matÈriau fixÈ au dos du ch’ssis. la distance entre la toile et le mur est de 95cm.
2. face ý la toile 1 et ý mi-distance entre elle et le mur une toile de 146X89cm peinte de la mÍme couleur que le mur auquel elle tourne le dos. elle est maintenue verticale de la mÍme faÁon que la toile 1. par rapport ý elle elle est dÈcalÈe de 25cm sur la droite.
3. au mur un papier de 100X70cm fixÈ dans le prolongement des toiles 1 et 2 mais dÈcentrÈ ý gauche de 30cm. sa couleur est dÈterminÈe par celle du mur selon la d/m nƒ34. hauteur díaccrochage 155cm ý líaxe.
4. ý cheval sur le papier et sur le mur une toile de 40X30cm peinte de la mÍme couleur que le mur sur lequel elle est accrochÈe. hauteur díaccrochage 165cm ý líaxe.
5. une toile de 130X100cm peinte de la mÍme couleur que le mur auquel elle tourne le dos. verticale (voir toile 1 et 2) elle est placÈe 40cm devant le mur et 35cm ýgauche de la toile 4.
6. toile ancienne plus grande que la toile 5 ý laquelle elle fait face tout en Ètant dÈcalÈe ý droite de 20cm. verticale, comme les toiles 1, 2 et 5. la distance entre les toiles 5 et 6 est de 30cm. la peinture a ÈtÈ grattÈe de faÁon ý mettre la toile ý nu.
7. une toile de 195X130cm tendue de coton ou toile claire non prÈparÈe est placÈe verticale ý 40cm devant la toile 6. elle cache les toiles 5 et 6.
8. une petite toile 10X16cm peinte de la mÍme couleur que le mur placÈe ý líextrÍme droite de celui-ci lÈgende le tout.
pour cette oeuvre trois sortes de ch’ssis sont utilisÈs: ch’ssis aluminium pour la toile 1, ch’ssis neufs pour les toiles 2, 3, 4, 7, 8, ch’ssis ancien pour la toile 6.
líÈclairage vient de la gauche.
les distances indiquÈes ici ne sont que celles díune actualisation. la seule rËgle est quíon ne puisse passer entre les toiles.

 


gÈricault: le radeau de la mÈduse.
dÈrive: le naufrage de la peinture.
dans une piËce rectangulaire, rÈalisation de la d/m 44: une toile plus longue que le mur, donc ý cheval sur deux murs. la toile est peinte de la mÍme couleur que les murs qui sont tous de la mÍme couleur. Une grande toile (de líordre de 4x7m) presquíý plat au sol. líun des cÙtÈs est soulevÈ et chacun de ses angles síappuie sur deux murs diffÈrents, le cÙtÈ opposÈ Ètant posÈ sur le sol. la pente ne doit pas dÈpasser 6%.
sur le mur ý gauche ou ý droite de hors-limites sont accrochÈs un minimum de deux grands papiers (d/m 34) accompagnÈs díune lÈgende papier (d/m 145).

 


matisse : líatelier rouge.
une salle entiËre est peinte en rouge. sur chaque mur une toile rectangulaire est accrochÈe ý un endroit diffÈrent et inhabituel. líaccrochage est variÈ, les rectangles en longueur ou en hauteur. quelques toiles, Ègalement rectangulaires, sauf une dont la partie haute est en demi-cercle, sont peintes de la mÍme couleur que le mur et simplement appuyÈes retournÈes contre celui-ci. au mur sont Ègalement fixÈs aux endroits les plus divers des papiers blancs selon líapplication de la rËgle des papiers d/m 34 . formes et dimensions variÈes, certains trËs grands, de la dimension díun meuble, díautres trËs petits font plutÙt rÈfÈrence ý de petits objets. au sol quelques toiles brutes et papiers en vrac.
cette peinture est ý rÈaliser dans un appartement privÈ avec les objets qui síy trouvent.

 


watteau : líenseigne de gersaint. x toiles prÈparÈes en gris clair ou dans líambiance tonale gÈnÈrale du tableau de watteau. une sorte de rÈplique, au sens díactualisation plus que de copie, mÍme nombre de toiles que sur le tableau mais aucune prÈtention ý líexactitude. il síagit de retrouver une atmosphËre. líune de ces toiles sert de support ý la phrase ´ A VENDRE toiles tendues sur ch’ssis A PEINDRE de la mÍme couleur que le mur sur lequel elles doivent Ítre accrochÈes. síadresser ici. ª
le support de cet ensemble varie selon les contextes dans lesquels líoeuvre est actualisÈe, Èchaffaudage, ÈtagËres, tables, prÈsentoirs divers... la toile A VENDRE est, quelle que soit la prÈsentation dÈcalÈe des autres.

 


249. vers un autoportrait de la peinture. 1993.

dÈfinition/mÈthode:
. . . . . 4, 5, 6 toiles de tailles diffÈrentes, grandes et moyennes, peintes de la mÍme couleur que le mur sur lequel líoeuvre va síinscrire.
les toiles posÈes par terre sont fixÈes le plus verticalement possible, parallËles entre elles, ý líaide díun montant placÈ ý líarriËre du ch’ssis dans le mÍme bois que celui-ci.
les toiles sont disposÈes toutes ensemble devant le mur. la premiËre est placÈe de sorte quíil soit impossible de passer entre elle et le mur. les autres toiles se dÈcalent chacune de 20 ý 30cm les unes des autres et forment une masse ý la fois compacte et aÈrÈe dont les plans se chevauchent visuellement.
elles dessinent au centre du mur un espace vide qui se projette sur le mur, rectangle ouvert dans sa partie supÈrieure, vertical ou horizontal, figure ou paysage.
au mur, ý la droite du rectangle virtuel dessinÈ par les toiles, une petite toile ´ lÈgende ª.
líÈclairage doit Èviter de produire des ombres trop marquÈes.
quel que soit le lieu, líoeuvre conserve sa mobilitÈ, maintient sa fragilitÈ,
une certaine hÈsitation.

 


250. maximum 0 1990.

dÈfinition/mÈthode :
une toile tendue sur ch’ssis peinte de la mÍme couleur que le mur sur lequel elle est accrochÈe ou non peinte si le mur níest pas peint.
la toile recouvre au maximum le mur en Èpousant au plus prËs sa forme sans automatiquement tenir compte díune porte ou díun ÈlÈment díarchitecture rapportÈ. la distance entre la limite du mur et le bord de la toile est minimum en mÍme temps quíil permet de voir le mur qui joue son rÙle de lieu díaccrochage.
la piËce níest pas obligatoirement limitÈe ý un seul mur, le preneur en charge peut choisir de recouvrir deux murs ou mÍme une piËce entiËre ou plusieurs piËces. dÈplacÈe líoeuvre doit Ítre reconstruite aux dimensions du nouveau mur. chaque modification de líoeuvre entraÓne la mise ý jour du descriptif dont le preneur en charge et líartiste conservent un exemplaire.
constatant le rapport particulier de cette oeuvre au mur, non plus seulement sur le plan de la couleur mais dans sa dimension rÈelle, le rapport du mur et de la toile tendant vers 1/1 indiquant ainsi clairement le dÈpassement du tableau, vendre cette toile au m2, au prix du m2, au prix du m2 díhabitation (ou de bureau), du lieu (pays, ville, quartier, rue, Ètage) díinstallation, míest apparu logique.
notes:
en cas de dÈplacement ý líintÈrieur de líappartement pour une surface plus grande, le preneur en charge doit payer la diffÈrence au prix du m2 ý la date de la modification du descriptif. la mÍme rËgle síapplique Èvidemment en cas de changement de lieu. le supplÈment de m2 est alors calculÈ sur le prix du m2 immobilier du nouvel endroit.
la revente de la piËce se fait selon la mÍme mÈthode, cíest-ý-dire que líacquÈreur paie selon le prix du m2 du lieu o˜ il installe la piËce et en fonction de la surface de la toile quíil rÈalise, faute de quoi cr. ne signe pas le descriptif. production ý la demande. cas particuliers ý Ètudier pour un musÈe, pour un local commercial ou autres particularitÈs díutilisation díun lieu.
il a ÈtÈ prÈcisÈ depuis plusieurs annÈes que ce qui est considÈrÈ comme mur est ce qui fait fonction de mur. la toile doit occuper tout le plan díun mur donnÈ et non une simple portion. de plus un minimum semble nÈcessaire afin que la toile ne puisse Ítre confondue avec un tableau.
le nombre de rÈalisations de la proposition níest pas limitÈ.

 


251. minoritÈ de blocage. 1990.

dÈfinition/mÈthode:
prise en charge nÈgative.
un collectionneur bloque pour un temps dÈterminÈ toute rÈalisation díune d/m. il la retire du domaine de la peinture pour la cantonner ý celui de líÈcrit. il la met en veilleuse. pendant cette pÈriode, personne, ni lui, ni líartiste ni quelquíun díautre ne peut rÈaliser líoeuvre.
il ne possËde pas pour autant le texte. cette information, le blocage de líoeuvre est publiÈ dans TRAVAUX PUBLICS en prÈcisant la date de prise en charge et celle ý laquelle la peinture peut ý nouveau Ítre rÈalisÈe car cette prise en charge nÈgative est ý durÈe dÈterminÈe.
elle peut, cependant, Ítre indexÈe sur un ÈvÈnement alÈatoire qui va se produire selon toute probabilitÈ mais dont on ne connait pas la date díaccomplissement: le blocage se termine par exemple ý la prise en charge, par une autre personne bien sšr, de telle ou telle dÈfinition/mÈthode.
le prix de líoeuvre est fonction de la durÈe.
ce principe peut Ítre appliquÈ ý des donnÈes particuliËres de la peinture. il níest pas exclu de bloquer une couleur, une forme, un format ou mÍme un lieu.
le nombre de rÈalisations de la proposition níest pas limitÈ.

 


252. la peinture mise ý plat. 1993.

dÈfinition/mÈthode:
une toile tendue sur ch’ssis, laissÈe brute, non prÈparÈe, posÈe sur deux trÈteaux. la toile peut Ítre de níimporte quelle couleur selon le matÈriau, lin ou coton. elle est placÈe devant une fenÍtre, ý la hauteur de celle-ci, ou devant une baie vitrÈe.
la toile et líouverture vers líextÈrieur sont de dimensions diffÈrentes. la toile ne touche pas la fenÍtre. elle est posÈe ý quelques centimËtres.
cet Ètat, toile brute, et cette posture, posÈe ý plat, peut aussi bien ouvrir devant un paysage urbain que sur une montagne, la baie du mont saint michel ou la cathÈdrale de rouen.
le nombre de rÈalisations de cette proposition níest pas limitÈ.

 


253. autoportrait. 1984.

dÈfinition/mÈthode:
cinq toiles peintes de la mÍme couleur que le mur sur lequel elles sont accrochÈes.
une toile ovale, une toile figure, une toile paysage, une toile marine et la plus petite toile paysage 14X10cm.
la toile ovale est accrochÈe au centre de líensemble, soit par dessus les trois toiles rectangulaires soit en dessous. si elle est en-dessous la plus grande partie doit rester visible et la forme immÈdiatement identifiable. la petite toile lÈgende líensemble.

 


254. toile contre le mur. 1994. dÈrive de la d/m 1 supprimÈe 1973.

dÈfinition/mÈthode:
toile tendue sur ch’ssis peinte de la mÍme couleur que le mur sur lequel elle est accrochÈe. la toile est fixÈe au mur de sorte quíon voit ses dessous, cíest-ý-dire le ch’ssis. níimporte quel format standard, de forme indiffÈrente, est utilisable. la couleur de la toile est visible sur la tranche qui est toujours peinte couleur que le mur.
le nombre de rÈalisations est illimitÈ.

 


254bis. toile devant la fenÍtre. 1994. dÈrive de la d/m 1. 1973. supprimé en 1997.

dÈfinition/mÈthode :
neutralisation par autant de toiles peintes de la mÍme couleur que le mur de toutes les sources de lumiËre venant de líextÈrieur díun lieu donnÈ. ces ouvertures peuvent Ítre une fenÍtre, une baie vitrÈe, une porte-fenÍtre, un vasistas au plafond. rectangulaire carrÈe ronde ou ovale. chaque toile est construite lÈgÈrement plus grande que líouverture quíelle doit fermer.
le nombre de rÈalisations de la proposition níest pas limitÈ.

 


255. 12 actions R. 1994.

dÈfinition/mÈthode:
douze toiles carrÈes de 100X100cm rÈparties entre 12 personnes privÈes ou publiques. chaque toile doit Ítre peinte de la mÍme couleur que le mur sur lequel elle est accrochÈe.
líoeuvre ´ club ª est dÈfinie par un descriptif commun entre tous les preneurs en charge, solidaires. toute modification doit Ítre communiquÈe ý líensemble des autres.
líoeuvre, les 12 toiles, ne peut Ítre exposÈe que lorsquíelles sont toutes prises en charge.
rÈglement:
1.chaque participant rÈalise ou fait rÈaliser líoeuvre quíil possËde. il choisit le lieu de rÈalisation, líaccrochage, la couleur . . . il maintient líoeuvre en Ètat, toile et mur de la mÍme couleur et fournit les ÈlÈments nÈcessaires ý la mise ý jour que chaque partenaire possËde.
2. le possesseur de líoeuvre peut revendre sa toile comme il líentend. le nouvel acquÈreur síengage aux mÍmes obligations vis-ý-vis de ses nouveaux partenaires.
3. en cas de prÍt de líoeuvre pour une exposition , le preneur fournit tous les ÈlÈments nÈcessaires ý la comprÈhension de la spÈcificitÈ de líoeuvre.

 


256. ý la place de. 1994.

dÈfinition/mÈthode:
un minimum de 4 toiles de formes et de formats diffÈrents peintes de la mÍme couleur que le mur sur lequel elles sont accrochÈes. líaccrochage est indiffÈrent et infini dans les limites du mur. une petite toile placÈe ý droite lÈgende la configuration. líactualisation est photographiÈe. les toiles sont dÈcrochÈes.
les toiles et le mur sont repeints díune mÍme couleur, diffÈrente de la prÈcÈdente.
un nouvel accrochage est rÈalisÈ, la photographie couleur de la premiËre actualisation remplaÁant dans ce second accrochage la petite toile. la photographie est de la taille díune carte postale.
ý chaque nouvelle installation líaccrochage est diffÈrent, la petite toile est intÈgrÈe dans les autres toiles et cíest toujours la photographie de líinstallation prÈcÈdente qui sert de lÈgende.

 


257. hors cadre. 1994.

dÈfinition/mÈthode:
petites toiles rectangulaires, rondes ovales ou carrÈes peintes de la mÍme couleur que le mur sur lequel elles sont accrochÈes. ces toiles sont disposÈes de faÁon ý entourer, ý dessiner, ý encadrer une grande toile absente. ce cadre est incomplet, il comporte quelques manques jouant comme autant díouvertures.
dimensions et formes variables des toiles prÈcÈdentes comme de la toile manquante.
le nombre de rÈalisations de la proposition níest pas limitÈ.

 


258. monochromes V. 1993-1994.

dÈfinition/mÈthode:
toiles tendues sur ch’ssis, toutes formes, tous formats, toutes couleurs, neuves ou de rÈcupÈration. les toiles sont peintes de faÁon uniforme. ce sont des monochromes. les couleurs sont variÈes au maximum et il peut exister, pour une actualisation donnÈe, plusieurs toiles de la mÍme couleur. mais il est impossible quíelles soient toutes de la mÍme couleur ou de formats identiques.
une seule couleur est exclue: celle du mur.
les toiles sont posÈes en vrac, directement sur le sol. la disposition est libre. la rÈpartition dans líespace est dense ou aÈrÈe, au gošt du preneur en charge, mais toute la surface doit Ítre investie.
ý líinstallation de líoeuvre les toiles sont repeintes et donc ´ neuves ª. vu le traitement subi, la posture particuliËre, il níest pas exclu quíun visiteur marche sur une ou plusieurs toiles volontairement ou non, et donc quíune certaine usure de líoeuvre apparaisse. aucune restauration níest faite díune prÈsentation ý líautre, díun moment ý líautre. líoeuvre se dirige donc ý petit pas vers sa clochardisation.
le nombre de rÈalisations de la proposition níest pas limitÈ.

 


258bis. double-peintures suspendues. 1993-1994.

dÈfinition/mÈthode:
paires de toiles identiques fixÈes dos ý dos. chaque peinture recto/verso est suspendue au plafond et arrimÈe au sol par de discrets filins díacier. les double- toiles ne doivent toucher ni le sol, ni le plafond. elles sont toutes accrochÈes ý des hauteurs diffÈrentes. deux murs au moins de couleur diffÈrente.
les toiles sont peintes de la couleur díun des murs de líespace. le recto et le verso ne sont pas obligatoirement identiques. le nombre des toiles, grandes de prÈfÈrence, níest pas dÈterminÈ ý líavance.
le propos est de construire un parcours du type descente de canoe-kayak, en permettant au visiteur de dÈcouvrir, non seulement de nouveaux angles, mais de nouvelles oeuvres ý chaque coin de toile en plus de la tÍte des autres visiteurs.
le nombre de rÈalisations de la proposition níest pas limitÈ.

 


259. rÈserve visitable. 1994.

dÈfinition/mÈthode:
líoeuvre se compose díÈlÈments de rangement construits pour pouvoir accueillir líensemble des formats figure paysage marine de la peinture classique et díun ÈlÈment spÈcial pour les papiers.
chaque format de toile, codifiÈ au XIXËme siËcle est prÈsent en plusieurs exemplaires blancs et colorÈs. toutes les couleurs sont diffÈrentes. comme la sÈrie complËte comporte 57 formats, il y a 58 couleurs (57 +blanc). il peut y avoir plusieurs exemplaires de chaque couleur, auxquels on ajoute x ronds et ovales aux couleurs, elles aussi, variÈes.
les papiers se prÈsentent Ègalement de dimensions et de couleurs diffÈrentes, sans prÈtendre ý líexhaustivitÈ. les papiers sont posÈs ý plat en rames. pour les toiles comme pour les papiers, certains casiers laissÈs vides de sorte que la proposition reste ouverte.
les casiers níont pas de fond. ils sont placÈs au centre de la salle ou sur un cÙtÈ mais on doit pouvoir en faire le tour. pas de matÈriau ý priori, bois, mÈtal, verre . . .
le nombre de possibilitÈs de prÈsentations est infini. cela peut aller des casiers pleins sans rien au mur, ý la rÈalisation díune d/m complexe ou díun Èchantillon de toile ou de papier. rien níest figÈ. tout peut varier díune prÈsentation ý líautre. la prÈsentation vise une certaine complexitÈ, aspire ý une vraie profusion de toiles et de papiers de sorte que líensemble ouvre rÈellement sur une infinitÈ de questions. líoeuvre est conÁue síadapter, en nombre et en taille, ý un espace privÈ comme ý un espace public.
le nombre de rÈalisations de la proposition níest pas limitÈ.

 


260. ready to be made, multiple 1. 1994.

dÈfinition/mÈthode:
pile constituÈe de huit toiles 79,5X79,5cm, mesures du premier carrÈ noir sur fond blanc de kasimir malevitch. les ch’ssis sont tendus de toile brute non prÈparÈe.
la pile est prÈsentÈe telle quelle. si elle est dans un espace aux murs non-peints il est possible díaccrocher une ou deux toiles brutes sur le mur ý proximitÈ immÈdiate de la pile. dans un espace peint rien ne peut Ítre accrochÈ.
mon conseil: le mieux est de placer ý cÙtÈ un ready made de marcel duchamp.
8 exemplaires.

 


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