d/m précédente

261. la peinture sort de sa rÈserve. 1995.

dÈfinition/mÈthode:
líoeuvre concerne une collection, privÈe ou publique, et peut Ítre installÈe dans níimporte quel espace, mais uniquement lý o˜ se trouve une collection.
1. une grande toile peinte en blanc, qui change de couleur au fur et ý mesure des reprÈsentations, est placÈe devant un mur, laissant un espace suffisant pour y ranger un certain nombre díoeuvres, toiles ou autres. la dimension et la position de la toile est fonction du lieu et de son utilisation. elle est posÈe ý terre et tenue verticale par des vÈrins.
si les oeuvres stockÈes sont des toiles, celles-ci sont en pile, quelques-unes peuvent Ítre visibles, au moins partiellement, cíest-ý-dire non retournÈes. une sÈrie complËte de cartels, petites toiles peintes de la mÍme couleur que le mur, les accompagne.
síagissant de sculptures, la grande toile est laissÈe brute, non-peinte. les sculptures sont posÈes dÈballÈes mais pas en position díexposition, pas encore.
pour les dessins ou les oeuvres sur papier, une grille telle quíil en existe dans certaines rÈserves est fixÈe ý líarriËre du ch’ssis de la grande toile. les oeuvres sont accrochÈes sur la grille.
quelle que soit la solution envisagÈe un certain nombre de toiles peintes de la mÍme couleur que le mur sont Ègalement stockÈes dans cet espace.

2. sur la face blanche de la grande toile est appuyÈe une (ou plusieurs) toile peinte de la mÍme couleur que le mur se trouvant derriËre celle-ci. sur cette toile x papiers (d/m 34) servent de modËle ý plusieurs toiles de la mÍme couleur que le mur accrochÈes autour de la grande toile.

3. sur les autres murs de líespace sont montrÈes ý la fois des toiles de la collection qui Ètaient en rÈserve et des toiles de la mÍme couleur que le mur accrochÈes de faÁon ponctuelle. le rapport des deux sÈries peut Ítre simplement formel, mais il peut Ítre historique ou aborder un thËme prÈcis de la peinture ý partir des oeuvres du musÈe, le paysage, la figure, líhistoire de la peinture.
líoeuvre est une machine ý montrer qui se montre comme telle. le dispositif varie díune prÈsentation ý líautre selon ce quíon veut montrer, selon le nombre et la nature des oeuvres ý sortir de la rÈserve. rien níest fixe díune fois ý líautre.

mais dans tous les cas chaque oeuvre reste ý sa place. si des dÈsaccords peuvent Ítre perceptibles, toute polÈmique est exclue.

 


262. multiple 2. 1995.

dÈfinition/mÈthode:
multiple 2 tourne autour de líaffiche rÈalisÈe pour líexposition ´ paso doble ª ý la fondation asher-edelman ý lausanne organisÈe par le mamco en 1994.
cette affiche montre en son centre une toile peinte de la mÍme couleur que le mur. tout autour sont rÈpartis onze couples de noms propres: ý chaque fois le nom de claude rutault est associÈ ý celui díun artiste diffÈrent, redoublant líexposition qui consistait ý confronter les d/m ý des travaux trËs variÈs, aussi bien picturaux que photographiques. le choix des artistes a ÈtÈ fait par christian bernard, directeur du mamco.
multiple 2 est ainsi composÈ de 11 affiches de líexposition et de 242 (11X11X2) papiers de 10X15cm., 121 papiers blancs et 121 de couleur selon la rËgle de la d/m 34.
la rÈalisation/prÈsentation consiste ý coller directement sur le mur une affiche de líexposition et ý disposer tout autour 11 couples de papiers. si le mur est blanc chaque couple est composÈ díune couleur fixe et díune couleur ý chaque fois diffÈrente. si le mur est de couleur on varie les dimensions.
il est possible de coller plusieurs affiches et de rÈaliser des configurations diffÈrentes. líaffiche Ètant collÈe au mur, le stock diminue ý chaque actualisation. le multiple síÈpuise et disparait lorsquíil níy a plus díaffiche. les papiers deviennent des Èlectrons libres sur le mur qui rÈpondent toujours aux rËgles de la d/m 34.
lorsquíil ne reste plus quíune affiche, celle-ci est conservÈe mais ne peut plus Ítre accrochÈe.
quand líaffiche níest plus lý les papiers dansent.
líoeuvre est libre sur le plan du mur mais il est possible de souligner líabsence de líaffiche par la disposition des papiers, du type hors cadre, d/m 257.
multiple dans tous les sens du terme, multiple 2 en constitue un exemple dont il faut acheter tous les exemplaires. de mÍme il ne peut Ítre revendu quíen bloc, dans líÈtat o˜ il se trouve ý ce moment lý.

 


263. 1, 2, 3, 4, 5, toiles sur pieds. 1995.

dÈfinition/mÈthode:
toiles brutes, posÈes sur des trÈteaux, placÈes devant toutes les ouvertures d'un lieu qui donnent sur líextÈrieur. la disposition mÈnage une entrÈe/sortie de faÁon ý laisser un passage minimum. le regard passe par dessus les toiles. jeu simultanÈ díouverture et de fermeture. la hauteur des toiles, laissÈes presque toutes brutes, sauf une ou deux prÈparÈes en blanc, est diffÈrente pour chacune.
le nombre de rÈalisations de la proposition níest pas limitÈ.

264. promenades. 1995.

dÈfinition/mÈthode:
une salle díexposition est occupÈe par une sÈrie de toiles brutes posÈes sur des trÈteaux. les toiles sont de taille et de forme diffÈrentes, plutÙt grandes. elles sont disposÈes de faÁon ý mÈnager un chemin qui permette de parcourir líespace dans un maximum de directions. la disposition níest pas fixe, pas plus que le nombre, la dimension des toiles ou la hauteur des trÈteaux. ceux-ci doivent Ítre ý la hauteur díune table de travail lors des premiËres actualisations, hauteur elle-mÍme variable. les trÈteaux sont de prÈfÈrence en bois. les toiles sont standard. cette sÈrie de toiles brutes peut Ítre prÈsentÈe seule. sur plusieurs toiles, mais pas sur toutes, peuvent Ítre disposÈes quelques papiers (d/m 34) reproduisant en rÈduction un parcours possible, ou une partie de parcours. au mur une sÈrie complËte reproduit la disposition des toiles dans líespace, constituant ainsi une sorte de lÈgende de líoeuvre.
il est possible de rÈaliser líoeuvre avec des toiles peintes de la mÍme couleur que le mur. si les murs ne sont pas blancs, quelques toiles sont laissÈes blanches. les papiers, ý la condition de respecter la d/m 34, peuvent y Ítre joints.
cette oeuvre peut Ítre rÈalisÈe dans un lieu public ou dans un lieu privÈ. pour ce dernier cas, on respecte ce qui est dÈjý lý, disposition, meubles... les toiles ý plat ne doivent pas gÍner la circulation.
les possibilitÈs de cette proposition permettent díaborder de nombreuses questions si bien quíelle a ÈtÈ scindÈe en un certain nombre de versions dont nous donnons ici quelques exemples mais qui vont síenrichir et se combiner au fur et mesure des expÈrimentations:

 

promenade 1. toiles posÈes sur des trÈteaux de hauteur habituelle, peintes de diffÈrentes couleurs sauf celle du mur ou des murs síil y a plusieurs couleurs de murs. sont utilisÈes des toiles rectangulaires, carrÈes, rondes et ovales de dimensions variÈes. sur líun des murs sont peintes de la mÍme couleur que lui une toile de chaque forme, de format rÈduit et accrochÈes trËs prËs les unes des autres. rien níest fixe díune rÈalisation ý líautre si ce níest ce qui vient díÍtre dÈfini.

 

promenade 2. toiles posÈes sur des trÈteaux de hauteur habituelle, de toutes formes et tous formats. elles sont peintes de la mÍme couleur que chaque mur du lieu qui peuvent Ítre de couleur diffÈrente. il y a au moins une toile brute et une toile prÈparÈe en blanc. sur líun des murs une sÈrie de petites toiles peintes de la mÍme couleur que le mur. ces petites toiles reproduisent, sous une forme rÈduite la disposition exacte de celles posÈes sur les trÈteaux. rien níest fixe díune rÈalisation ý líautre si ce níest ce qui vient díÍtre dÈfini.

 

promenade 3. toiles posÈes sur des trÈteaux de hauteur habituelle, toutes formes et tous formats. dans un espace aux murs blancs. les toiles sont brutes et blanches. sur líun des murs une sÈrie de papiers reproduit, sous une forme rÈduite, líensemble des toiles dans leur disposition sur les trÈteaux. les papiers rÈpondent ý la d/m 34. dans ce cas ils sont de couleur mais, pour une actualisation donnÈe, tous de la mÍme. la sÈrie des papiers est trËs rÈduite et placÈe prËs díun angle de mur, assez bas, de faÁon ý jouer le rÙle explicite de lÈgende de líensemble. rien níest fixe díune rÈalisation ý líautre si ce níest ce qui vient díÍtre dÈfini.

 

promenade 4. toiles posÈes sur des trÈteaux de hauteur habituelle, toutes formes et tous formats. si les murs sont blancs les toiles sont brutes et blanches et de la couleur des murs síils sont en couleur. il reste malgrÈ tout quelques toiles brutes et quelques toiles blanches. rÈalisation díune sÈrie de papiers rÈplique des toiles sous une forme rÈduite. mÍme nombre de papiers que de toiles. ces papiers sont disposÈs ý raison de 2, 3 ou 5 au maximum par toile, amorÁant sur certaines un dÈbut de dessin de la configuration. pas de reconstitution de líensemble sur une seule toile. la couleur des papiers est dÈterminÈe par la rËgle de la d/m 34, le papier est de níimporte quelle couleur sauf blanc si le lieu díaccueil est blanc et blanc si le lieu díaccueil ne líest pas. rien níest fixe díune rÈalisation ý líautre si ce níest ce qui vient díÍtre dÈfini.

 

promenade 5. toiles posÈes sur des trÈteaux standard de hauteurs variables. diffÈrences de niveaux qui forment de vÈritables morceaux de paysages . toutes les toiles sont rectangulaires dans une grande variÈtÈ de formats. les murs sont de couleurs diffÈrentes et les toiles des mÍmes couleurs sans rÈpartition prÈdÈfinie et sans disposition particuliËre, laissÈes au bon plaisir du preneur en charge. toutes les toiles sont peintes. rien au mur. libertÈ maximum de promenade, pas de gÈomÈtrie autre que celle des alÈas de la disposition. cíest comme Áa mais autrement Áa serait trËs bien aussi. quelques toiles des mÍmes couleurs sont jetÈes sur le sol. il y en a au moins une de chaque couleur. rien níest fixe díune rÈalisation ý líautre si ce níest ce qui vient díÍtre dÈfini.

 

promenade 6. promenade chez x, y ou z ou mÍme w . . . exemple chez piet mondrian toiles posÈes sur des trÈteaux construits pour líoccasion, toutes ý la mÍme hauteur entre 1,00m et 1,30m. toutes les toiles sont des carrÈs de dimensions variÈes: de 80X80cm ý 130X130cm. la majoritÈ des toiles est peinte de la mÍme couleur que les carrÈs de carton fixÈs sur les murs de líatelier de mondrian, les autres sont blanches. les toiles síinscrivent de faÁon orthogonale dans un carrÈ virtuel quíelles dessinent, dont la forme est basculÈe ý 45ƒ par rapport au plan du sol et qui síappuie sur trois cÙtÈs au moins de líespace. plusieurs axes de circulation sont amÈnagÈs entre les toiles. une promenade en ville peut-Ítre ý n-y. accompagnement musical souhaitÈ. rien níest fixe díune rÈalisation ý líautre si ce níest de ce qui vient díÍtre dÈfini.

 

promenade 7. promenade au louvre, ý travers les saisons de nicolas poussin. grandes toiles rectangulaires posÈes sur des trÈteaux. toutes les toiles sont identiques, disposÈes dans le plus grand dÈsordre par groupes de 2 ou 3. il y aura au moins quatre murs de couleur diffÈrente. les toiles sont peintes de ces mÍmes couleurs. la rÈpartition des toiles et des couleurs ne rÈpond ý aucune rËgle particuliËre. rien níest accrochÈ sur les murs, sauf ý trouver les quatre exemplaires des gravures díÈpoque de cette sÈrie. dans ce cas elles seraient accrochÈes plus bas que le niveau des toiles, qui, elles sont ý hauteur díune table. rien níest fixe díune rÈalisation ý líautre si ce níest ce qui vient díÍtre dÈfini. accompagnement musical ý envisager.

 

promenade 8. promenade dans un espace sans mur ou possÈdant au moins deux cÙtÈs complËtement transparents. toiles posÈes sur des trÈteaux, extension possible mais non obligatoire, par líintermÈdiaire de la sÈrie des d/m ´ diffÈrences et indiffÈrence ª, ý díautres supports qui sont laissÈs bruts: bois, cuivre et verre. sont utlisÈes obligatoirement des toiles brutes, de couleurs diffÈrentes lin, coton . . . et des toiles prÈparÈes en blanc. la disposition des toiles est pensÈe en fonction du rapport explicite intÈrieur/extÈrieur. si líune des possibilitÈs papiers devait Ítre utilisÈe, lý non plus ce níest pas une obligation, il síagirait de la d/m 35, papiers transparents. accompagnement de son. rien níest fixe díune rÈalisation ý líautre si ce níest ce qui vient díÍtre dÈfini.

 

promenade 9. promenade ý travers les piles, voir la d/m 172 ´ de pile en pile ª.

 

promenade 10. promenade dans les dÈfinitions/mÈthodes qui peuvent Ítre visualisÈes ý plat, les toiles posÈes sur des trÈteaux. pour certaines cette posture peut mÍme dÈvelopper et enrichir le propos initial. les murs de la salle díinstallation sont tous de la mÍme couleur, autre que blanc si possible. les toiles sont peintes de la mÍme couleur que le mur.
si malgrÈ tout les murs sont blancs les toiles sont laissÈes brutes utilisant les ressources de couleur des diffÈrentes qualitÈs de toile, lin, coton, mÈtis... les d/m sont en mÍme temps actualisÈes, mises en position, et pas encore actualisÈes puisquíelles ne sont pas peintes. elles sont dans cet Ètat intermËdiaire, entre la pile et le mur. elles sont, peut-Ítre ý peindre. un doute subsiste. sous cette apparence les toiles ne sont que de passage.

 

promenade 11. promenade dans les images. cette promenade confronte des toiles blanches et des toiles sur lesquelles sont reportÈes photographiquement les tableaux de la sÈrie ´ díaprËs les maitres ª d/m 248: líautoportrait de poussin, la lecture de lÈger, trois toiles des lenain, les poseuses de seurat, le portrait de zola par manet, líart de la peinture de vermeer, le radeau de la mÈduse de gÈricault, líatelier rouge de matisse, líenseigne de gersaint de watteau . . . et peut-Ítre quelques autres. ces toiles photographiques sont posÈes ý plat sur des trÈteaux. un nombre lÈgËrement supÈrieur de toiles, dans des dimensions proches, blanches ou peintes de la mÍme couleur que le mur, sont elles aussi posÈes sur des trÈteaux et mÈlangÈes aux premiËres pour constituer une promenade dans laquelle il nía rien au mur.

 

promenade 12. la tÍte dans la peinture propose deux promenades qui se rÈpondent. la premiËre est constituÈe de toiles blanches de formes et de dimensions diverses posÈes sur des trÈteaux laissant le visiteur parcourir líespace dans un maximum de directions. la seconde est ý parcourir des yeux puisque les toiles, peintes de la couleur du plafond sont suspendues horizontalement ý quelque distance de celui-ci. il est souhaitable que les deux sÈries de toiles soient de couleur diffÈrente. pour une fois la peinture tombe du ciel.

 


265. sur plusieurs plans. 1995.

dÈfinition/mÈthode :
une toile brute posÈe sur deux trÈteaux. forme et taille indiffÈrente. pas díemplacement spÈcial dans la salle díexposition. au plafond, une toile peinte de la mÍme couleur que celui-ci. elle est de taille et de forme diffÈrente de celle posÈe sur les trÈteaux. elle est simplement fixÈe juste au dessus.
si le plafond níest pas peint la toile accrochÈe dessus est laissÈe brute, la toile sur les trÈteaux est alors prÈparÈe en blanc. variante: il est possible de poser sur la toile des papiers de dimensions rÈduites (d/m 34) ÈnumÈrant quelques autres possibilitÈs de la toile fixÈe au plafond mais une seule est rÈalisÈe.
síil y a deux toiles sur trÈteaux, il y a deux toiles au plafond.

 


266. en vrac. 1995.

dÈfinition/mÈthode:
une toile blanche posÈe sur deux trÈteaux. au mur un minimum de huit toiles, formes et formats variÈs, peintes de la mÍme couleur que le mur sur lequel elles sont accrochÈes. la toile blanche est placÈe devant le mur de telle sorte quíon ne puisse passer entre elle et le mur. elle peut Ítre carrÈe, ronde, ovale ou rectangulaire. sur la toile sont posÈes autant de photos couleur diffÈrentes quíil y a de toiles au mur. ces photographies montrent líensembe de líoeuvre, la toile blanche et les toiles au mur dans des accrochages diffÈrents. le lieu doit Ítre identifiable sur chaque photographie. les photos sont posÈes en vrac.

variante 1. il est possible que les toiles ayant servi aux actualisations successives soient empilÈes ý proximitÈ de la toile blanche et quíil ne reste que les photographies sur la toile.

variante 2. la toile blanche est au milieu de la piËce. sont posÈes dessus des photos en noir et blanc des diffÈrents murs du lieu, et contre líun des murs une pile de toiles.

variante 3. suppression de la grande toile blanche elle-mÍme appuyÈe retournÈe contre le mur. des photographies couleur des actualisations prÈcÈdentes sont jetÈes en vrac au pied du mur.

 


267. sans titre provisoirement. sans date provisoirement.

dÈfinition/mÈthode:
en deux parties:
1. visible. posÈe sur un meuble de la piËce, une feuille de papier, la page de la d/m peut convenir, amputÈe díun coin dÈchirÈ. dans le cas díune feuille Ècrite le morceau dÈchirÈ ne doit pas comporter de texte. plusieurs feuilles peuvent Ítre posÈes ý cÙtÈ.
2. le morceau dÈchirÈ est peint de la mÍme couleur que le mur et fixÈ sur celui-ci par une Èpingle le plus discrËtement possible. le papier joue comme líindice díune peinture ý venir sur le mur.
la proposition peut Ítre rÈalisÈe avec líun des volumes de dÈfinitions/mÈthodes, soit avec la couverture, soit avec une page intÈrieure. le livre est alors prÈsentÈ ouvert ý cette page.
le nombre de rÈalisations de la proposition níest pas limitÈ.

 


268. peinture ý líhorizon. 1996.

dÈfinition/mÈthode:
un minimum de 9 tableaux, de níimporte quel genre, style ou Èpoque sont accrochÈs les uns ý cÙtÈ des autres, en commenÁant ý la gauche du mur, en laissant une partie libre ý droite. ces tableaux sont alignÈs sur le haut.
au dessus de chaque tableau est accrochÈe une toile peinte de la mÍme couleur que le mur, de dimensions proches mais pas obligatoirement identiques. cette sÈrie comporte une piËce de plus que celle des tableaux.
ý chaque nouvelle prÈsentation un tableau est ajoutÈ ý chaque sÈrie, le descriptif actualisÈ faisant foi. le choix des toiles et des tableaux est laissÈ au preneur en charge. pas díordre ni díaccrochage fixes díune prÈsentation ý líautre. líÈvolution de líoeuvre nía pas de limite ý priori. le dÈcalage entre les deux sÈries parallËles peut Ègalement Ítre modifiÈ, passer ý deux ou trois toiles. líÈvolution et les modifications sont consignÈes au fur et ý mesure.
líoeuvre peut Ítre rÈalisÈe avec des papiers, les tableaux Ètant remplacÈs par des dessins et les papiers rÈpondant ý la dÈfinition/mÈthode nƒ34.

 


269. la peinture fait son cinÈma. 1996-1997.

dÈfinition/mÈthode :
la peinture associe dans un mÍme lieu au mÍme moment peinture et cinÈma. un tableau de cr. repeint selon la d/m 208bis de la mÍme couleur que le mur sur lequel elle est accrochÈe. díautre part un film dont le point de dÈpart est líimage effacÈe du tableau.
le film est projetÈ sur la toile de la mÍme couleur que le mur qui joue le rÙle díÈcran de cinÈma. en alternance avec la peinture. le film est divisÈ en plusieurs sÈquences allant de la peinture au cinÈma et retour, se renvoyant líun ý líautre au fil du temps, le tout constituant quelque chose díhybride entre sÈance et exposition.
le nombre et la durÈe des sÈquences est variable selon les versions, le tableau de dÈpart, et les actualisations. un certain nombre de repËres sont fixes.
une premiËre sÈquence concerne líoeuvre repeinte ý partir de líimage effacÈe, matÈrialisant la superposition de líimage ý la peinture. viennent ensuite des sÈquences ayant ý voir avec le sujet de la peinture díorigine et les moyens utilisÈs, la peinture et le cinÈma : si líon prend comme exemple la carte mÈtÈorologique du moyen orient peinte vers 1970, une sÈquence concerne ce sujet sous forme díactualitÈs tÈlÈvisÈes de líÈpoque, reportages dans lesquels apparaÓt une carte de la rÈgion, puis une sÈquence fiction, des extraits díun ou plusieurs films se dÈroulant Ègalement dans la rÈgion ý une autre Èpoque. le film pour ce sujet, le moyen-orient pendant la guerre des six jours, est sans doute un pÈplum.
sont mises en regard les figures du cinÈma, zoom, travelling, gros plan, plan amÈricain... et celles de la peinture, figure, paysage, scËne de genre, bataille ... traitÈes de faÁon variable selon líimage de dÈpart et ce qui a ÈtÈ dÈveloppÈ. ý partir díimages de la sÈquence pÈplum pour les figures de la peinture et díimages du tableau avant quíil soit repeint pour les figures du cinÈma.
cette partie aboutit ý la transformation, par la projection, de la toile de la mÍme couleur que le mur en monochrome, plusieurs couleurs se succÈdant sur la toile jusquíau blanc. la simple lumiËre du projecteur produit une confusion, une fusion entre peinture et cinÈma, líun et líautre sans image.
le projecteur síÈteint, la lumiËre revient lentement dans la salle et líÈcran redevient une peinture, une toile tendue sur ch’ssis peinte de la mÍme couleur que le mur sur lequel elle est accrochÈe. le mur níest pas blanc.

 


270. corrections et repentirs. 1997.

dÈfinition/mÈthode:
cette d/m sert de rÈparateur, de moteur díÈvolution, ý des d/m dÈjý prises en charge. aucune d/m níest figÈe, toutes Èvoluent. pour rester fidËle au texte chaque peinture doit au moins Ítre repeinte de temps ý autre. cette d/m permet de franchir un pas supplÈmentaire. le preneur en charge doit líacquÈrir pour pouvoir líutiliser, demander ý líartiste une modification de sa d/m, de la simple prÈcision ý líextension la plus inattendue. une fois quíil la possËde il peut líutiliser autant de fois quíil le dÈsire. elle devient un outil de gestion de líoeuvre. toute modification, acceptÈe par líartiste, va faire líobjet díun nouveau descriptif. elle est utilisÈe selon toute vraisemblance dans le sens de líouverture du processus pictural sur un champ plus vaste ou vers une plus grande complexitÈ.
exemple: elle peut permettre díabord díÈchanger une d/m contre une autre. elle peut ensuite autoriser líintÈgration díune donnÈe non prÈvue par le texte, augmenter par exemple le nombre de partenaires pour une oeuvre collective.
autre exemple: un preneur en charge ne peut rÈaliser des copies-doubles d/m 198 1991 díune d/m quíil possËde, que síil est Ègalement possesseur de " corrections et repentirs ".
la d/m concerne ý priori toutes les d/m disponibles.
cette d/m est gÈrÈe en exclusivitÈ par claude rutault.

 


272. papiers double face 1997.

dÈfinition/mÈthode :
les papiers fabriquÈs sont des matÈriaux et non des oeuvres.

la fabrication des papiers.
une seule face du papier est sÈrigraphiÈe díune couleur uniforme et sans marge, líautre est laissÈe telle quelle. pour les papiers blancs la face imprimÈe est sÈrigraphiÈe de níimporte quelle couleur et pour les papiers de couleur en blanc. ainsi quel que soit le papier choisi, il y a toujours une face blanche, soit díorigine, soit sÈrigraphiÈe
la production, ý la commande, níest pas limitÈe.
líutilisation de ces papiers est libre. dans le cadre de líactualisation díune d/m la face sÈrigraphiÈe est assimilÈe ý la peinture selon la rËgle de la d/m 1 ´ peinture ý líunitÈ ª de 1973 et líautre au papier tel quíil a ÈtÈ dÈfini par la d/m 34 ´papiers ª de 1975.
la rËgle peinture est : le support peint et le mur doivent apparaÓtre identiques sous líangle de la couleur, le papier Ètant ici dÈjý peint il faut peindre le mur de la mÍme couleur que le papier.
la rËgle des papiers utilisÈs comme tels est : lorsque le mur est blanc le papier est de níimporte quelle couleur sauf blanc, il est blanc si le mur ne líest pas.
le processus díactualisation díune d/m est le suivant:
soit líacquÈreur possËde une d/m quíil dÈsire actualiser avec des papiers. il complËte son acquisition par cette possibilitÈ supplÈmentaire qui est intÈgrÈe ý son descriptif actualisÈ.
soit il ne possËde pas la d/m quíil dÈsire actualiser, il doit donc díabord líacquÈrir.
la d/m elle-mÍme ne pourrait Ítre cÈdÈe que sous la forme díune licence díexploitation, toujours pour une durÈe dÈterminÈe.

líÈtablissement des descriptifs des d/m est assurÈ exclusivement par claude rutault.

 

  • d/m 135
    proposition díexposition ý domicile : papiers

273. la traversÈe de la peinture. 1997.

dÈfinition/mÈthode:
líidÈe est díune oeuvre ý parcourir, dans laquelle on est obligÈ de dÈambuler pour en dÈcouvrir tous les espaces, tous les recoins. la plupart du temps quand on entre dans une salle díexposition on a une vision díensemble. ici líespace est díune seule piËce mais visuellement morcellÈ par les doubles toiles suspendues (d/m 258bis).
líexposition articule en une seule proposition plusieurs d/m existantes: les toiles ý plat posÈes sur des trÈteaux telles quíelles sont mises en oeuvre par promenade (d/m 264), des toiles peintes posÈes Áa et lý directement sur le sol comme dans monochromes V (d/m 258) et une ou plusieurs piles de toiles en attente, appuyÈes verticalement contre un mur.
les articulations de la proposition sont infinies.
exemple: dans un espace un peu vaste on utilisera uniquement des formats nƒ120.
les formats figure (195X130cm) forment les double-toiles suspendues ý diffÈrentes hauteurs qui interdisent toute vision globale qui cassent la perspective.
les formats paysage (195X114cm) sont posÈs ý plat sur des trÈteaux.
formats marine (195X97cm) actualisent monochromes V.
un minimum de douze toiles (4X3) sont empilÈes, prÍtes ý líemploi, dÈjý peintes, contre líun des murs de líespace. celui-ci comporte au moins deux murs de couleur diffÈrente.
peinture: les toiles sont de diffÈrentes couleurs: non-prÈparÈes, prÈparÈes en blanc et des diffÈrentes couleurs des murs du lieu.

 


274. ce quíil ne faut pas faire. 1997.

dÈfinition/mÈthode :
oeuvre composÈe des toiles correspondant dans ´ inventaire 2 ª (d/m 170 1979, mamco, genËve), aux d/m supprimÈes, cíest-ý-dire non rÈalisables ý partir de cette publication. en octobre 1997 ces toiles sont au nombre de 29.
la liste ci-jointe níest pas dÈfinitive, soit que díautres viennent la rejoindre soit que certaines soient refondues díune faÁon ou díune autre dans le corpus.
toutes ces toiles sont peintes de faÁon uniforme díune mÍme couleur. le choix de cette couleur, variable díune actualisation ý líautre, est laissÈ ý la libertÈ díexpression du preneur en charge.
deux prÈsentations sont possibles: soit comme pile habituelle, les toiles appuyÈes contre le mur, cÙtÈ peint face au spectateur, soit jetÈes en vrac au sol, certaines pouvant Ítre retournÈes. aucune de ces toiles ne peut plus Ítre accrochÈe.

liste des d/m (reprÈsentÈes par une toile) : Ètat octobre 1997 .
d/m1 toile ý líunitÈ 1973 (remplacÈe par la 1bis tableau ý líunitÈ ý partir du 1 janvier 1997), d/m 40 peinture spÈcifique 1976, d/m 64 peinture-puzzle 5 1977, d/m 79 variable 2 1978, d/m 132 Èsirper 1978, d/m 133 arc 3 1978, d/m 147 forme limite 1 1980, d/m 148 forme limite 2 1980, d/m 149bis actualisations 1980, d/m 152 variable 1980, d/m 153 niveaux 1980, d/m 157 positions 1980, d/m 198bis faux et usage de faux, d/m 199 peinture ý Èclipse 1991, d/m 201 peinture/scuplture 1991, d/m 202 peinture/photographie 1991, d/m 203 papier photo 1991, d/m 210 vp aucun rapport níest innocent, d/m 211 vp le mur a ses limites 1993, d/m 212 vp diagonale 1993, d/m 216 vp le mur corrigÈ 1993, d/m vp 218 líalbum 1993, d/m 219 vp identitÈ et diffÈrence 1993, d/m 220 vp au mur de devenir carrÈ 1993, d/m 221 mise en abÓme,1993, d/m 228 vp suite de la prÈcÈdente 1993, d/m 239 vp tautologie 1993, d/m 242 vp papier-suicide 1993, d/m 271 tricher 1997. .